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Bonne chance

Galchenyuk

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Vous imaginez-vous le méli-mélo dans la vie d’Alex Galchenyuk depuis qu’il a quitté Montréal ? Six changements d’adresse en moins de trois ans et demi.  

Meubles, vêtements, assurances, bagnole, abonnements, etc. Tout doit suivre. Les déménagements, la réadaptation à une nouvelle ville, une nouvelle équipe. Son arrêt le plus long dura un an, à Phoenix. Ensuite, une demi-saison à Pittsburgh, quelques mois au Minnesota, quatre mois à Ottawa, quelques heures en Caroline, et le voici maintenant à Toronto.  

Dans le milieu, personne n’est surpris de voir Galchenyuk passer d’un club à l’autre, de voir sa valeur fondre comme du beurre dans la poêle et de constater le gaspillage d’un si beau talent.  

Pourtant, nombreux sont les directeurs généraux qui ont embarqué dans la loterie « pourrait-il se placer avec nous ? »  

Alex Galchenyuk est un choix de première ronde en 2012. Il y a cinq ans, il a compté 30 fois, il a les mains d’un dieu. Six pieds et un, 210 livres, fort, il n’a que 27 ans et il ne coûte qu’un petit million par année.  

Quand il faisait son temps junior à Sarnia, son père était au bout du banc. Assistant-instructeur, papa Galchenyuk surprotégeait fiston, que l’on faisait jouer au centre même s’il n’assumait pas vraiment les responsabilités qui incombent à cette tâche.  

Le CH l’a repêché au tout 3e rang et il a tout de suite eu sa place dans le grand club. Pas de Ligue américaine.

Histoire de hockey

À Montréal, papa était toujours dans les environs et Alex fils a découvert la vie trépidante de la métropole au point de recevoir la visite de la police après une nuit folle où la blonde d’Alex a découvert deux filles dans le lit de son chum. Une vraie histoire de hockey, quoi.  

Pendant ce temps, la sœur aînée d’Alex, la séduisante et top model Anna, a aussi investi Montréal et embellissait le paysage en multipliant les photos disons audacieuses sur les réseaux sociaux.

Résultat des courses, on a cessé de croire que le numéro 27 pourrait un jour aider le Canadien avec ses méthodes. Lorsque l’occasion de mettre la main sur Max Domi pour les services de Galchenyuk s’est présentée, Marc Bergevin n’a pas hésité.  

Mais, l’an passé, Max Domi n’était plus heureux à Montréal. On lui a montré le chemin de Columbus et, en échange, est arrivé Josh Anderson, qui grossit l’équipe, qui compte des buts et qui a l’air heureux. Une belle histoire pour Montréal, n’est-ce pas ? Pour Alex, moins sûr. Ça sent la KHL.

Dans les histoires de déménagements multiples et rapides du domaine du hockey, celle de Steven Finn sort de l’ordinaire. Steven a suivi les Nordiques quand ils ont été vendus, passant donc de Québec, au nord-est, vers Denver, centre-ouest. Il n’était pas débarqué au Colorado qu’on l’échangeait à Tampa, sud-est, où on ne l’a gardé que quelques semaines, et il est ensuite passé à Los Angeles, sud-ouest. 

Quatre équipes aux quatre coins en trois mois avec épouse et enfants qui suivent. Ça, c’est du Clan Panneton, mon ami. 

De l’enclave  

Galchenyuk
Photo d'archives
  • Une première sur la planète. La pourvoirie Réal Massé a été fermée tout l’hiver. Réal a de la peine pour ses 18 employés de base qui n’ont pas travaillé depuis la fin de l’été. Il ne veut pas les perdre. Ça va débloquer Réal... 
  • Lorne « Gump » Worsley était un gardien de but unique. Il a disputé 861 matchs dans la LNH et n’aura porté le masque que lors de ses six dernières rencontres en carrière avec les North Stars du Minnesota. Gump disait que son masque, c’était son visage. 
  • 43 500 chevreuils abattus l’automne dernier. Est-ce qu’il y en a des cerfs de Virginie au Québec ? Là, on ne compte pas l’œuvre des braconniers et des bêtes happées sur les routes... 
  • Si vous passez au Tim Hortons le matin pour un café et que vous ignorez qui il était, il manque un morceau à votre culture de hockey. Il y a 47 ans aujourd’hui que le superbe défenseur est décédé dans un accident de voiture entre Buffalo et Toronto. 
  • De l’ex-champion nageur olympique mark spitz : « Si vous échouez à vous préparer, vous vous préparez à échouer. »