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ENvironnement JEUnesse se présente devant la Cour d'appel du Québec

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L’organisme ENvironnement JEUnesse va franchir une nouvelle étape dans sa poursuite pour le climat contre le gouvernement fédéral en présentant ses arguments devant la Cour d’appel du Québec le 23 février prochain.

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L’organisme souhaite ainsi faire autoriser une action collective au nom de 3,4 millions de jeunes Québécois pour forcer Ottawa à respecter ses engagements. Il a déjà été débouté en Cour supérieure en 2019.

«Au cours des 25 dernières années, on n’a jamais respecté nos cibles climatiques. Alors c’est bien beau d’avoir de grandes paroles et de grands engagements sur la scène internationale, mais faut que cela se traduise concrètement chez nous par des plans d’action et des résultats qui sont crédibles.», a affirmé Catherine Gauthier, directrice générale d’ENvironnement JEUnesse à TVA Nouvelles justifier la pertinence de cette démarche juridique.

«La science ne pourrait être plus claire: les changements climatiques posent des risques majeurs pour nos vies, pour notre environnement, pour la biodiversité», a-t-elle ajouté par voie de communiqué.

«Je m’inquiète pour mon avenir, pour celui des enfants et des générations à venir. Et je ne suis pas la seule.»

L’action collective a pour objectif de faire respecter les droits fondamentaux des jeunes de droits à la vie, à la sécurité et à l’égalité qui sont garantis par la Charte canadienne des droits et libertés, mais aussi le droit de vivre dans un environnement sain, défendu par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

«Les tribunaux constituent l’ultime rempart qui peut forcer les gouvernements à respecter les droits fondamentaux des jeunes contre la myopie électoraliste des politiciennes et des politiciens», a souligné Anne-Julie Asselin, avocate au cabinet TJL qui représente l’organisme pro bono.

ENvironnement JEUnesse avait déposé la toute première action collective mondiale pour le climat en 2018.

«J'espère que le gouvernement saura se mettre dans la peau des jeunes et ainsi prendre des mesures audacieuses et concrètes pour lutter contre la crise climatique et pour nous redonner confiance en l'avenir», a conclu Amélie Beaulé, 17 ans, membre jeunesse du conseil d’administration d’ENvironnement JEUnesse.