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«Il faut trouver une issue à la crise», dit le ministre haïtien des Affaires étrangères

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Alors qu’Haïti est sous tension et que la présidence de Jovenel Moïse est remise en question, son ministre des Affaires étrangères assure que la population a encore confiance en son dirigeant.

«Ce n’est pas le président qui dit qu’il reste un an au pouvoir, c’est la constitution qui le dit», a lancé Claude Joseph lors d’une entrevue exclusive à LCN en direct de Port-au-Prince, dimanche.

Au cours des dernières semaines, des manifestations ont eu lieu dans le pays des Caraïbes et des personnalités publiques appellent à ce que le monde cesse de soutenir le président.

«La population haïtienne est indifférente à la campagne visant le président à laisser le pouvoir un an avant la fin de son mandat», a ajouté M. Joseph qui dit qu’il faut distinguer le pays de sa capitale.

Selon M. Joseph, la constitution du pays stipule que le mandat du président est d’une durée de cinq ans. Celui qui a été élu en novembre 2016 a donc encore un an à gouverner.

Selon lui, il faut faire preuve de pédagogie et éviter d’utiliser des moyens violents ou illégaux pour accéder au pouvoir. «Il faut trouver une issue à la crise qui a trop duré», a-t-il dit.

«Le président Jovenel Moïse est à l’écoute de tout le monde. Le président a encore la confiance de la majorité de la population», a-t-il martelé.

Toutefois, il y a deux semaines, des arrestations sont survenues en lien avec ce qui a été décrit comme une tentative de coup d’État par les forces de l’ordre haïtiennes.

«Dans la nuit du 6 au 7 février 2021, un ensemble d’individus a tenté de prendre le pouvoir par un coup d’État raté grâce à la vigilance de la police nationale», a précisé le ministre.

Parmi les personnes arrêtées, on compte notamment un juge de la Cour de cassation et une inspectrice générale de la police nationale haïtienne.

«Quand des juges décident de s’autoproclamer président, c’est une démarche qui entrave l’indépendance de la justice», a affirmé M. Joseph.

Une enquête est en cours en lien avec cet incident et une vingtaine de personnes font l’objet d’une enquête, a conclu le ministre.