/weekend
Navigation

«Liées par le sang»: le destin tragique de Charles-Guillaume

Marie-Josée Poisson
Photo courtoisie, Monic Richard La romancière Marie-Josée Poisson.

Coup d'oeil sur cet article

Dans le troisième tome de sa série Liées par le sang, la romancière Marie-Josée Poisson explore la Nouvelle-France du milieu du 18e siècle à travers une intrigue qui marie l’histoire et l’époque contemporaine. Les lecteurs retrouveront l’héroïne de la série, la Montréalaise Louise Poisson, et partiront avec elle sur les traces de son ancêtre Charles-Guillaume, qui devra faire face à des vents contraires. 

Liées par le sang, une série qui marie à la fois une histoire se déroulant en 2006 entre le Québec et la France, et des personnages évoluant au 18e siècle, voyage entre les continents, entre les cultures, entre les événements.

Dans le troisième tome de la série, Louise Poisson, son héroïne, s’apprête à épouser un héritier français bien en vue. Mais la presse est aux abois, découvrant la « lignée » de sa future conjointe issue des « colonies ». Un généalogiste se penche sur le dossier et met au jour des éléments importants au sujet de l’ancêtre de Louise, Charles-Guillaume Louis Le Normant d’Étiolles.

<strong><em>Liées par le sang, tome 3 : Par-delà les mers et les siècles</em><br>Marie-Josée Poisson</strong><br>Les Éditions La Semaine<br>312 pages
Photo courtoisie
Liées par le sang, tome 3 : Par-delà les mers et les siècles
Marie-Josée Poisson

Les Éditions La Semaine
312 pages

Habile, la romancière fait revivre des moments clés de l’histoire de la Nouvelle-France, en se basant sur des recherches historiques poussées. Charles-Guillaume, son beau lieutenant français, décide de rester en Nouvelle-France après la Conquête et elle nous révèle sa destinée.

« La série est construite comme une enquête généalogique », explique Marie-Josée Poisson, en entrevue. « Dans le tome 1, la Montréalaise part à la recherche de son premier ancêtre arrivé en Nouvelle-France. Ça l’amène de Montréal à Paris, sur les traces du jeune homme qu’on découvre. »

Qu’est-il devenu ? Louise commence à creuser, et découvre des cahiers manuscrits dans les caves du Séminaire des Sulpiciens. C’est le sujet du deuxième tome. « Ce sont les carnets de campagne du lieutenant, qui tenait son journal de la guerre de Sept Ans. C’est comme ça qu’on comprend ce qui l’a amené en Nouvelle-France et ses motivations pour rester. »

Dans le troisième tome, Louise se questionne sur le destin de son ancêtre, les circonstances de sa mort, et elle poursuit ses recherches. « Ces recherches vont éventuellement lui apprendre la fin tragique du jeune homme. »

L’écriture des trois romans historiques a été une expérience très enrichissante pour Marie-Josée Poisson. Elle a d’ailleurs retrouvé son véritable ancêtre Poisson, arrivé en Nouvelle-France bien avant le Charles-Guillaume du roman. 

« Il est arrivé en 1638, pas longtemps après Champlain. Il est rentré en France, a ramené femme et enfants et ses sœurs, et s’est établi dans la région de Trois-Rivières. Mon ancêtre réel, Jean Poisson, a été kidnappé par les Iroquois et on ne l’a jamais revu. »

Le Québec des années 1760 l’a beaucoup intéressée. « Ce qui m’intéressait, c’était le point de bascule entre le régime français et le régime anglais. Je trouve que ce qu’on nous a enseigné de tout temps, c’est trop noir et blanc : les bons Français et les méchants Anglais. Ce n’était pas aussi net que ça. » 


  • Marie-Josée Poisson a fait carrière dans le domaine de la culture et des communications, notamment à titre de directrice des communications de TV5 pour les Amériques, directrice des communications de l’École supérieure de ballet du Québec et rédactrice en chef du Magazine de la Place des Arts. 
  • Elle se consacre désormais à l’écriture.