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Près d’un quart de million de participants à La Grande marche sous zéro

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Malgré l’hiver, le froid et la morosité ambiante qu’amène la pandémie, les Québécois ont de nouveau répondu à l’appel de Pierre Lavoie cette fin de semaine.

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Ce sont 229 041 personnes qui ont participé à La Grande marche sous zéro, soit le premier événement hivernal organisé par le Grand Défi Pierre Lavoie.

«Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi grand», a exprimé l’homme qui tente de faire bouger ses compatriotes depuis plus de deux décennies.

«La marche, c’est démocratique et inclusif. Nous nous demandions vraiment si une activité de marche l’hiver ça fonctionnerait. Je crois que la deuxième vague [de la pandémie] nous a aidés. Nous nous sommes fait encabaner et la seule chose que nous pouvions faire c’est de marcher à l’extérieur», a poursuivi Pierre Lavoie, dont l’initiative était de demander aux Québécois de marcher 5 km ce week-end.

«Quand tu te dis qu’environ 230 000 personnes ont marché en fin de semaine, tu réalises que ça n’aurait pas été possible avant la pandémie. C’est grâce à la COVID.»

Un changement de mentalité

Cela peut surprendre, mais Pierre Lavoie n’en démord pas: la COVID-19 n’a pas que du négatif.

«La COVID nous a poussés vers le virtuel et dans des zones d’innovations, a-t-il expliqué. Cela nous a permis d’amplifier le mouvement et nous pouvons maintenant dire que les saines habitudes de vie font partie des valeurs des Québécois.»

Pour appuyer son point, l’athlète de 57 ans y va d’un exemple.

«Aujourd’hui, aucune ville ne refuserait à ses citoyens une demande de déneigement d’une piste cyclable pour qu’ils puissent continuer de marcher et de courir. Avant, c’était non ou c’est compliqué. Maintenant, c’est oui!»

Pierre Lavoie a aussi un message pour les gouvernements et les municipalités.

«Donnez-nous accès, a-t-il clamé. Permettez l’accès à vos parcs, vos terrains de jeu et vos territoires pour la santé des gens. Nous avons fini par comprendre que la santé physique et mentale étaient reliées. Ça fait longtemps qu’on le dit et nous l’avons vu avec la COVID. Nous avons compris que quand nous sortons dehors pour marcher, ça fait du bien à notre santé mentale.»

Le multisport

Un autre cheval de bataille très important aux yeux de Pierre Lavoie, c’est que les Québécois, particulièrement les jeunes, arrêtent de se concentrer sur une seule discipline sportive.

«La COVID a révélé à plusieurs personnes qu’il était des adeptes du monosport, a avancé le Saguenéen. Si on ferme la patinoire, la piscine ou la station de ski alpin, vous vous apercevez que vous êtes devenu sédentaire. Il faut rééduquer la population vers le multisport, afin de développer des compétences plutôt que de la performance. Le corps doit bouger au quotidien.»

«La COVID a créé un choc au Québec, où il y a beaucoup de gens qui croient au monosport, a-t-il ajouté. Il faut reformater notre système tout doucement et se demander ce qu’on veut.»

«Voulons-nous l’une des sociétés les plus en forme au monde ou nous voulons absolument créer des joueurs pour le Canadien de Montréal et des athlètes olympiques? Personnellement, je pense que nous pouvons faire les deux.»