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Traversée du Canada du nord au sud: cinq amis prêts pour l’aventure d’une vie

Ils se lanceront dans un périple d’environ sept mois encore jamais réalisé à ce jour

AKOR
Photo courtoisie L’équipage traversera le Canada du nord au sud, de l’île d’Ellesmere au Nunavut, jusqu’au parc national de la Pointe-Pelée, dans le sud-ouest de l’Ontario. Les cinq aventuriers aguerris ont déjà pris part à de nombreuses autres expéditions par le passé.

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Cinq aventuriers aguerris mettront leur corps et leurs connaissances au service de la science dans le cadre d’une traversée du territoire canadien dans un axe nord-sud, un périple d’environ sept mois encore jamais réalisé à ce jour.

L’expédition, nommée AKOR, s’amorcera le 15 mars prochain, au terme de près de trois années de préparation. Ils vont parcourir quelque 7600 km, à ski, en canot et à vélo.  

«C’est un rêve qu’on a depuis longtemps. C’est un projet d’amis d’enfance, on a toujours voulu faire une longue expédition», lance d’emblée Guillaume Moreau, un des équipiers de l’aventure.  

L’équipage n’en est pas à sa première aventure et a effectué de nombreuses expéditions qui ont permis de gagner l’expérience que nécessite le type de périple qu’il s’apprête à vivre. Mais celle-ci est particulière, puisqu’une telle traversée, à force humaine et sans interruption, n’a encore jamais été réalisée. 

«C’est au centre de notre vie. On est toujours en train de penser à ça. Guillaume et moi on s’appelle tous les jours. C’est pas compliqué, on est comme Sam Gamegie et Frodon Sacquet», enchaîne Nicolas Roux évoquant en riant les personnages du Seigneur des anneaux

Pour la science

L’expédition AKOR servira la science en deux volets. Le premier est de mieux comprendre l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes nordiques et le second, servira à documenter les impacts d’une telle expédition sur le corps humain pour une équipe de chercheurs de l’UQAR.  

C’est que les corps des aventuriers seront exposés aux soubresauts les plus extrêmes de dame nature en plus de traverser des changements de saisons. Le froid extrême et le vent, mélangés aux efforts physiques constants, fourniront des données qui valent de l’or, autant sur l’aspect physique que psychologique.

C’est d’ailleurs l’aspect scientifique de l’expérience qui a permis aux cinq jeunes hommes de pouvoir partir, malgré la crise sanitaire. La pandémie a bien failli ruiner leur projet. 

«Ça fait un mois et demi que nous avons la confirmation que l’on peut partir, car il y a une interdiction de voyager au Nunavut et sans ça, notre expédition était impossible. Ç’a passé à un cheveu que l’on ne puisse pas», raconte Nicolas. 

Gare aux ours polaires

Pendant une partie de l’aventure, l’équipage n’aura qu’un téléphone satellite en cas d’urgence. Ils devront traverser une zone très dangereuse, le détroit de Barrow, à cause de la présence d’ours polaires.

S’ils ont besoin d’aide, seule l’armée pourra les aider. Ils devront aussi se laver souvent avec de l’alcool à friction, dormiront dans des tentes et seront privés d’internet. Le tout loin de leurs conjointes, familles et amis. Des «sacrifices» qu’ils sont prêts à relever pour le périple de leur vie.

«Quand tu veux vivre des expéditions comme ça, ça vient avec des sacrifices, c’est le prix à payer pour réaliser nos rêves», termine Guillaume. 

L’expédition AKOR en bref  

Toute une logistique 

Date de départ 

  • 15 mars   

Arrivée prévue 

  • Octobre 2021   

Point de départ 

  • L’île d’Ellesmere, au Nunavut   

Point d’arrivée 

  • Le parc national de la Pointe-Pelée, au sud de l’Ontario   

Distance parcourue 

  • 7600 km   

Moyens de déplacement  

  • 1600 km en ski en 90 jours  
  • 2000 km en canot en deux mois et demi  
  • 4000 km de vélo en un mois   

Équipement, nourriture et nécessaire de survie seront transportés par l’équipage dans des traîneaux de 250 livres 

Budget 

  • 300 000 $   

Risques  

  • Froid intense  
  • Crues des rivières, débâcles et gestion des glaces imprévisibles  
  • Ours polaires   

L’équipage  

Guillaume Moreau

AKOR
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  • Québec, 28 ans  

Forestier et doctorat en sciences forestières. Il fera l’intégralité du parcours de l’expédition 


Nicolas Roulx

AKOR
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  • Québec, 27 ans  

Enseigne l’histoire, la géographie et le plein air au secondaire et premier répondant en régions isolées. Il fera l’intégralité du parcours de l’expédition. 


Philippe Voghel-Robert

AKOR
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  • Québec, 29 ans  

Technicien en plein air. Il fera la portion de canot au Nunavut de l’expédition. 


Étienne Desbois

AKOR
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  • Québec, 29 ans  

Travaille dans le reboisement et dans la construction de décors de glace et de neige. Il fera la portion de canot de l’expédition. 


Jacob Racine

AKOR
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  • Gaspésie, 43 ans  

Guide professionnel en tourisme d’aventure. Il fera la portion de ski au Nunavut. 

* En raison de la pandémie, l’équipage fera une quarantaine à Ottawa dès le 28 février, avant de partir à l’aventure le 15 mars


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