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Évacuation de deux RPA à Trois-Rivières: le CIUSSS à nouveau pointé du doigt

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Dix jours après l'évacuation des résidences Villa du Parc et St-Pie X, à Trois-Rivières, après des allégations de maltraitance envers les aînés, Jean Beaulieu, un homme forcé de reloger sa mère en pleine pandémie et au cœur de l'hiver, ne décolère pas.

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Selon lui, le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) n'est guère présent pour appuyer les familles durant le relogement. «Ils me disent: "On peut vous aider pendant trois mois, puis au bout de trois mois, bien il va falloir redéménager votre mère". C'est quand même hallucinant! C'est des travailleurs sociaux!», s'est-il indigné au micro de TVA Nouvelles.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants a assuré que des correctifs ont été apportés après une discussion avec le PDG du CIUSSS-MCQ, Carol Fillion. «Probablement qu'il y a des personnes qui ne sont pas en mesure de trouver une résidence privée à la hauteur de leurs moyens. [M. Fillion] m'a répondu: "Ces gens-là pourront venir me voir, puis je vais les accompagner. Si on doit les accompagner plus longtemps, on va le faire"», a fait valoir Marguerite Blais.

Une nouvelle accueillie avec un bémol chez ceux qui continuent à dénoncer la gestion de crise du CIUSSS. «Oui, je suis contente pour M. Beaulieu que le CIUSSS accepte les responsabilités qu'il a, mais ça ne change pas la situation de tout le monde qui a dû être déménagé à 48 heures d'avis», a déclaré Colette Coudé, directrice de la Table Action Abus Aînés Mauricie.

Pour la propriétaire des résidences, après le choc initial, on regarde maintenant vers l'avant. «J'attends toujours des nouvelles du CIUSSS, j'ai des gens qui m'appellent, qui étaient sur ma liste d'attente ou même des anciens résidents qui veulent revenir», a indiqué Natalie Boisclair.

De son côté, le CIUSSS demeure très vague sur une réouverture possible des deux résidences, qui par ailleurs n'ont jamais perdu leur certification. On se contente de dire que le dossier demeure sous analyse.