/sports/soccer/cf-montreal
Navigation

Fondre en pleine pandémie

L’annonceur maison Robert Tanguay a mis le confinement à profit en perdant près de 50 livres

Robert Tanguay adore son boulot d’annonceur maison et l’une des raisons pour lesquelles il a voulu se remettre en forme est pour pouvoir l’exercer longtemps.
Photo courtoisie, CF Montréal Robert Tanguay adore son boulot d’annonceur maison et l’une des raisons pour lesquelles il a voulu se remettre en forme est pour pouvoir l’exercer longtemps.

Coup d'oeil sur cet article

Vous ne connaissez peut-être pas Robert Tanguay, mais il y a des chances que vous connaissiez sa voix.

Ce sympathique Montréalais est la voix officielle de l’Impact depuis les tout débuts de l’équipe et le sera encore maintenant que le club s’appelle le CF Montréal.

C’est aussi lui qui est l’annonceur maison de l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la LHJMQ, un rôle qu’il avait aussi occupé avec le Rocket de Montréal de la même ligue, au début des années 2000.

Si l’on vous parle de Robert Tanguay, c’est que contrairement à bon nombre d’entre nous qui avons pris du poids dans la dernière année, lui, il en a perdu. Et pas mal. Quarante-huit livres, pour être exact.

« Ça fait presque un an et jamais je n’aurais pensé en parler parce que je ne parle pas vraiment de mes affaires personnelles », a-t-il raconté dans un entretien téléphonique.

Déclic

Si Robert Tanguay a choisi de changer des choses dans ses habitudes de vie, c’est parce qu’il a eu des exemples de gens qui sont partis trop tôt dans son entourage.

« J’ai vu des gens autour de moi qui ont maigri. On n’est pas fous, on le sait qu’on en a à perdre, on n’a pas besoin de se le faire dire par un médecin. Mais ce qui m’a secoué, c’est de voir des gens de mon entourage, comme Denis Baillairgé, qui est mort jeune. Là je me suis dit que ça pouvait être moi. Je me suis parlé. Si je ne prenais pas soin de moi, j’allais les rejoindre. »

Maintenant, il se sent en bien meilleure condition physique.

« Je fais de la haute pression et ma tension artérielle a déjà diminué et mon médecin songe à baisser ma dose de médication. »

Un an plus tard, il est plus svelte et a dû changer sa garde-robe après près de 50 livres perdues.
Photo courtoisie, Robert Tanguay
Un an plus tard, il est plus svelte et a dû changer sa garde-robe après près de 50 livres perdues.

Pas relié

Certes, Robert Tanguay a perdu tout ce poids pendant la pandémie, mais pas à cause de celle-ci. En fait, on précisera son rôle dans les prochains paragraphes.

« J’avais laissé mon tapis roulant de côté et un peu avant le confinement je faisais du ménage dans le sous-sol et je me suis dit qu’il faudrait bien que je l’essaie. Après cinq minutes, je me suis dit que je ne serais pas capable, mais j’ai décidé qu’il fallait que je persiste. »

Et c’est là que la pandémie et le confinement du printemps 2020 entrent en scène.

« Avec le confinement, j’avais plus de temps le matin parce que je n’allais plus travailler au bureau, alors je partais prendre une marche d’une heure, une heure et quart, et je repartais souvent le soir avec ma femme, je marchais donc plusieurs kilomètres par jour. »

Persévérance

Robert Tanguay ne s’en cache pas, il a toujours eu une bonne fourchette. « Ma mère est Italienne alors on mange dans la famille », dit-il dans un éclat de rire.

« Des régimes, j’en ai fait un et un autre. J’ai peut-être perdu 800 livres, mais j’en repris 825. »

Il insiste donc sur l’importance de persévérer.

« Au lieu d’abandonner après cinq ou dix minutes, il faut persister. On fait cinq minutes, après on en fait dix et ensuite quinze. Il faut que ça vienne de toi. Les autres vont te le dire, mais dès que ça vient de toi, il faut que tu te donnes cette chance. »

« L’important, c’est la constance de toujours le faire. Il ne faut pas dire, ah non je suis fatigué. Maintenant, je me sens comme si j’avais 30 ans. »

Changements

Robert Tanguay insiste, ça ne coûte pas cher d’effectuer un tel changement dans son mode de vie.

« La marche ou le jogging léger, ça ne coûte rien à part d’investir dans une bonne paire de chaussures de marche et des bottes pour l’hiver. »

On ajoute à ça des améliorations sur le plan alimentaire, comme plus de légumineuses pour diminuer l’apport calorique tout en gardant la même quantité de protéines, et c’est un pas dans la bonne direction.

Ce n’est pas le sport qui lui aura coûté le plus cher dans cette aventure.

« J’ai dû changer toute ma garde-robe. Mais au-delà du look, je me suis ajouté des années à ma vie. »