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«Le courant passe» entre Bertrand Godin et Charles-Antoine Sinotte

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Charles-Antoine Sinotte et Bertrand Godin amorceront une nouvelle collaboration à compter de vendredi dans le cadre de la nouvelle saison de Formule électrique et une belle complicité semble déjà s’être formée entre les deux hommes.

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Sinotte et Godin seront respectivement commentateur et analyste lors des reportages en direct des courses de ce championnat du monde dont TVA Sports sera dorénavant le diffuseur. Ils ont déjà eu l’occasion de se parler et ils estiment tous les deux que la chimie s’installera rapidement.

«Je suis content parce que c’est un professionnel, a dit Godin à propos de son nouveau collègue. Il aime le sport et il a de l’expérience. J’ai entendu tellement de bons commentaires.»

«Déjà, pour ne pas faire de mauvais jeux de mots, le courant passe», a lancé le pilote de 53 ans avant de s’esclaffer, visiblement heureux de retrouver les caméras. Il avait en effet couvert l’IndyCar, en compagnie du regretté Jean Pagé, entre 2013 et 2017.

S’il peut ainsi se targuer lui-même d’avoir de l’expérience dans un poste semblable, Godin est toutefois bien conscient de l’ampleur du défi qui l’attend, puisque la FE se distingue des autres séries de course sur bien des aspects.

«C’est une grande fierté de pouvoir partager cette passion du sport automobile. C’est vraiment génial. Et en plus, ça me fait sortir de mes pantoufles, parce que, il faut le dire, la FE est un championnat différent.»

«Je vais commenter avec beaucoup d’humilité, parce que je découvre. Je me suis bien informé, mais on va découvrir en cours de saison. J’espère qu’on pourra échanger avec les téléspectateurs sur des points de vue pour faire en sorte que l’intérêt va toujours grandir.»

S’inspirer d’une légende

Originaire de la Mauricie, Sinotte assistait chaque année au Grand Prix de Trois-Rivières lorsqu'il était enfant. Il y a d’ailleurs vu Godin courir. Ainsi, s’il se lance dans un nouveau défi professionnel avec un premier mandat dans les sports motorisés, il ne se jette pas dans l’inconnu.

«C’était une passion quand j’étais jeune, a-t-il lancé. Je suis aussi de la génération Jacques Villeneuve. Je me souviens de ces dimanches matins, surtout son année de championnat [en Formule 1, en 1997]. Historiquement, j’ai un lien avec le sport. Mais c’est la première fois que j’aurai un mandat professionnel lié à ça et ça m’emballe au plus haut point.»

Sinotte avoue d’emblée qu’il n’a pas peur des défis. Détenteur d’un baccalauréat en enseignement et d'une maîtrise en psychologie du sport, il prend plaisir à accompagner les gens qui souhaitent s’initier à des sports moins populaires.

Ainsi, ce projet semblait tout indiqué pour lui lorsque l’émission Les partants a été retirée de la grille horaire. Avec les courses disputées principalement le samedi, le mandat s’imbriquait parfaitement dans son emploi du temps, puisqu’il est également chroniqueur à l’émission Salut Bonjour et analyste du football universitaire avec Denis Casavant.

Cette collaboration avec Casavant sera d’ailleurs un bon point de départ pour Sinotte, qui ne cache pas qu’il s’inspirera fortement du travail de son collègue.

«Ç’a cliqué dès le début [avec Bertrand], a tout d'abord affirmé Sinotte. Je comprends ce qu’il fait; je fais la même chose pour le football. Je ne ménage pas mes mots: je travaille avec une légende au football avec Denis Casavant et je vois à quel point il facilite mon travail d’analyste.»

«J’ai le mandat et l’opportunité de faire la même chose pour Bertrand, qui est très, très préparé et qui connaît son sport. Tu peux lui lancer n’importe quoi, et tu ne le prendras jamais au dépourvu. C’est un privilège. Je me vois un peu en Bertrand et je suis content d’avoir le rôle de le mettre en valeur, comme Denis me met en valeur.»