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Les haineux à l’attaque

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Ouf ! Cette dernière semaine a réjoui ou plutôt a fait jouir les haineux et les hargneux, qui boivent les cocktails du ressentiment et de la vengeance, souvent dans l’anonymat, sur les réseaux sociaux.

Étant jurassique, j’ai toujours résisté sans effort à cette culture technologique, qui propulse en temps réel les propos haineux à travers la Toile. Mais même de l’extérieur, j’ai pu saisir l’étendue de cette contamination de l’esprit.

La haine est, certes, au cœur de l’être humain. Ce sentiment violent, totalitaire en quelque sorte, car la haine s’empare des haineux en expulsant toute retenue émotionnelle, cette haine est désormais une marque de commerce.

Courage

Elle exige de ceux qui en font les frais, des politiciens aux artistes et aux intellectuels, une capacité de résistance, et il faut le dire, un courage pour la surmonter. Toutes les personnalités publiques, tous ceux qui sont en position d’autorité et qui exercent un quelconque pouvoir sont susceptibles d’en être les victimes.

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Des enseignants quittent leur métier après un combat qui les laisse blessés dans leur intégrité, des vedettes comme Dany Turcotte sont terrassées par les insultes cumulatives à odeur forte de caniveau, et des politiciens, marqués au fer rouge, préfèrent abandonner le service public.

Le Québec est une petite société que les extrémistes idéologiques risquent de faire éclater. N’oublions pas que la majorité québécoise francophone ne cesse de rétrécir. Des soldats de toutes les radicalités peuvent s’activer en minant les institutions les plus importantes. La culture, l’enseignement et les médias sont à la merci des haineux, qui rêvent de déconstruire les assises mêmes du Québec. Des racialistes et d’autres minorités circulent sur les autoroutes des réseaux sociaux pour mettre à mal les « élites », qu’ils vomissent. Jusqu’au jour où un tribun autoritaire récupérera leur haine et l’utilisera comme a su le faire l’ex-président Trump.