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Retour hâtif de nombreux voyageurs pour éviter de payer l’hôtel à 2000$

Des voyageurs ont le sentiment d’être punis pour ceux qui ont fêté dans le Sud

GEN - ARRIVÉ DE SNOWBIRDS AÉROPORT
Photo Martin Alarie Ruth et David ont débarqué à l’aéroport Montréal-Trudeau, hier, après avoir écourté leur séjour en Floride.

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De nombreux voyageurs n’ont pas eu le choix de rentrer à la hâte hier afin d’éviter la quarantaine obligatoire à l’hôtel qui commence aujourd’hui.

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« Nous ne sommes pas des voyageurs, nous habitons en Floride pendant six mois. On a eu les deux doses de vaccins et on nous oblige à rentrer ici sinon on nous demande une somme d’argent colossale ! C’est ridicule, c’est dégueulasse », lancent Ruth et David, un couple de Canadiens rencontré hier après-midi à l’aéroport Montréal-Trudeau et qui ont demandé à taire leur nom de famille.

Ils devaient rentrer au pays début avril, mais comme le gouvernement n’a pas donné de date butoir à la nouvelle mesure, ils ont choisi de prendre l’avion hier.

Dès aujourd’hui, tous les voyageurs qui arrivent au pays doivent obligatoirement passer trois jours dans l’un des quatre hôtels montréalais désignés par le fédéral, en plus de débourser la somme de 2000 $ prévue pour le logement, la nourriture et les tests de dépistages notamment.

Comme en prison

« Pour moi ces hôtels sont des prisons et c’est complètement ridicule ! Je ne me sentirais en sécurité à être enfermé avec des employés qui peuvent sortir et attraper la COVID quand ils ne travaillent pas », rage le septuagénaire.

Comme lui, plusieurs autres voyageurs ont l’impression d’être punis à cause de ceux qui sont partis faire la fête dans le Sud pendant la pandémie.

« On n’allait pas au restaurant ou dans des bars, on n’était pas en train de faire le party. On faisait très attention et on restait chez nous », ajoute Ruth.

Pour d’autres, dès que la date d’entrée en vigueur de la mesure a été annoncée, le choix de rentrer plus tôt était une évidence. Et pour certains, cela a occasionné plusieurs changements de billets d’avion.

« Je devais rentrer à la fin du mois de mars, mais quand [Justin Trudeau] a fait l’annonce, j’ai pris un billet pour le 28 février. Finalement, j’ai dû le changer quand il a dit que ce serait dès le 22 février », explique un ingénieur civil qui était au Liban pour voir sa famille.

Question d’argent

Pour lui, comme pour d’autres, c’est vraiment le coût de la quarantaine qui l’a poussé à revenir plus tôt.

« Déjà qu’on fait 14 jours de quarantaine, si on peut éviter d’en faire trois à l’hôtel pour en plus payer 2000 $, c’est une pénalité de moins », soutiennent Antoine et Mélanie, un couple de Français qui revenait de Paris.

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