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Rêves d’enfants: la pandémie gâche des milliers de rêves

L’interdiction des voyages a eu un gros impact sur l’organisme, qui a aussi annulé des activités de financement

Léa, 16 ans, a composé et enregistré une chanson à parti
Photos courtoisie Léa, 16 ans, a composé et enregistré une chanson où on entend son cœur battre à partir de l’équipement donné par la Fondation Make-A-Wish/Rêves d’enfants.

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Depuis le début de la pandémie, la Fondation Make-A-Wish/Rêves d’enfants a dû reporter 145 rêves au Québec et 4000 au Canada – puisque la majorité consistait en des voyages – en plus de créer un manque à gagner de huit millions $ en raison de l’annulation de nombreuses activités de financement.  

«Tous les voyages de rêves sont reportés, mais aussi, dans les catégories des rêves qu’on ne pourra pas réaliser cette année, on ajoute les piscines, les roulottes et les spas faute de disponibilité», a affirmé Marika Lapointe, conseillère en communication pour la Fondation.

Avec la COVID-19, les enfants qui espéraient vivre un voyage en famille au cours de l’année ont été invités à formuler d’autres souhaits.

Les rêves de voyage dans des parcs thématiques comme Disney sont toujours parmi les plus populaires dans les dossiers reçus. Au Québec, 200 rêves ont été réalisés en 2020, par rapport à 328 en 2019.  

«En pandémie, on mise sur les rêves de type “Je rêve d’avoir” : des articles, un équipement adapté, une transformation de pièce, une salle de divertissement, une structure de jeux extérieurs, un animal de compagnie, un équipement de sport, une virée shopping en ligne, des vacances à la maison. Bref, on doit faire preuve d’imagination. Si la demande était initialement un voyage, on peut proposer un autre concept», a ajouté Mme Lapointe.

Studio d’enregistrement

Léa, 16 ans, de Laval fait partie des heureux élus qui ont pu voir leur rêve se réaliser l’année dernière. Elle a fait l’acquisition d’un studio d’enregistrement à la maison grâce à la Fondation. 

La jeune fille, qui est en secondaire IV et souffre de problèmes cardiaques depuis sa naissance, a composé et enregistré une chanson très touchante, Combat, où on entend battre son cœur. Pour réaliser ce projet, la jeune fille a reçu le soutien de son entourage et de l’artiste et producteur Simon Walls.

«Je l’ai écrite avec l’une de mes amies. Pour moi, chanter et jouer de la musique, c’est une façon de m’exprimer. Ma chanson Combat parle d’espoir. C’est une manière d’aider les autres qui ont besoin d’un petit mot d’encouragement», a confié la jeune artiste qui a subi sa première opération à cœur ouvert huit jours après sa naissance.

Des animaux en demande

Selon la Fondation, le rêve est bien plus qu’une commodité. Il devient un élément essentiel du protocole de traitement. 

Pour d’autres jeunes, leur rêve est d’acquérir un chiot ou un chaton, mais ce n’est pas si facile à réaliser. «On fait face aux mêmes problèmes que le reste de la population qui cherche un animal présentement. C’est sûr qu’on fait tout pour répondre le plus possible à la demande, mais on se frappe le nez aux portes comme tout le monde», a dit Mme Lapointe.

«L’équipe des coordonnatrices travaille fort pour que les rêves continuent de se réaliser de façon créative et personnalisée. Nous voulons accorder le plus de rêves possible puisqu’il est important que les enfants continuent d’avoir de l’espoir, surtout en ces moments difficiles».