/investigations
Navigation

Apparatchik libéral nommé numéro 2 de la Francophonie

Le chef de cabinet d’une ministre fédérale devient numéro deux de l’OIF

Geoffroi Montpetit
Photo tirée de Twitter Geoffroi Montpetit

Coup d'oeil sur cet article

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a annoncé lundi que Geoffroi Montpetit, issu de la filière politique du Parti libéral du Canada, succédera à la Canadienne Catherine Cano, qui avait quitté son poste l’automne dernier.

• À lire aussi: COVID-19 : la Francophonie lance un fonds de solidarité pour les femmes

• À lire aussi: Les dépenses de la secrétaire générale demeurent cachées

M. Montpetit est actuellement directeur du cabinet de la ministre fédérale du Développement international, Karina Gould. Il a également occupé cette fonction dans les cabinets ministériels des précédents gouvernements libéraux Chrétien et Martin.

Sa nomination comme administrateur de l’OIF a été officialisée lundi. M. Montpetit entrera en fonctions au cours des prochaines semaines, a-t-on indiqué sur Twitter.

Dans ses nouvelles fonctions, M. Montpetit succédera à Mme Cano, qui était partie précipitamment en octobre, dans un climat de « désaccords persistants » avec la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.

Cette dernière avait elle-même succédé à l’ex-gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean. De 2014 à 2018, le mandat de Mme Jean a été dominé par une succession de controverses, dont celle sur les coûts de rénovation de son appartement de fonction à Paris. 

Transparence

Mme Mushikiwabo a amorcé une restructuration de l’OIF et la mise en place de mesures de transparence, à la demande notamment des gouvernements du Canada et du Québec, deux importants membres de l’OIF.

À Québec, le cabinet de la ministre des Relations internationales, Nadine Girault, a déclaré hier que le gouvernement avait fait des propositions conjointes avec le fédéral pour le poste d’administrateur. « Nous ne commenterons pas en détail le processus », nous a-t-on indiqué.

Le gouvernement québécois suivra « avec attention » les réformes en cours au sein de l’OIF.