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Coeur de pirate, de la musique aux affaires

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Depuis un peu plus d’un mois, Cœur de pirate conjugue sa vie de chanteuse avec celle de femme d’affaires, depuis qu’elle a racheté la maison de disque Dare to Care Records.

Le label a depuis changé de nom pour BRAVO Musique et s’occupe des carrières de nombreux artistes québécois, dont Jean Leloup, Émile Bilodeau ou Les sœurs Boulay.

En entrevue à l’émission «À vos affaires», Béatrice Martin a accepté de raconter sa nouvelle réalité.

«C’est un peu le fun parce qu’on vit une accalmie au niveau professionnel, je n’ai pas beaucoup de concerts en live en ce moment. Je peux donc plonger tête première dans ce nouveau monde qui m’attend», a-t-elle lancé.

Interrogée sur le style de gestion qu’elle comptait avoir, elle a dit qu’elle allait s’inspirer de ce qu’elle avait vécu comme artiste.

«J’ai une approche assez empathique. Je me suis rendu compte que ce que j’ai appris en tant que Cœur de pirate, je pouvais l’utiliser en tant que cheffe d’entreprise. À date, ça m’aide un peu!»

Se produire sur scène et gérer les carrières de chanteurs établis ou en devenir sont des choses bien différentes, mais qui n’effraie pas Béatrice Martin.

«Je me rends compte que même en tant que directrice artistique, je dois avoir accès au budget (...) pour prendre les décisions, pour pouvoir signer de nouveaux artistes. Jusqu’ici ça va! Je n’étais pas la plus grande "bolle" en maths, mais je me débrouille pas pire», a-t-elle plaisanté.

Elle a ajouté qu’elle estimait pouvoir vivre ses deux carrières en parallèle.

«Je pense que ça peut vivre en parallèle. Je prends mon rôle de présidente très au sérieux, et j’ai une équipe excellente pour m’épauler dans les décisions quotidiennes. Même si je vais faire mes shows, je suis correcte, j’ai une équipe qui m’aide», a-t-elle expliqué.

«C’est un heureux accident. Je suis très contente de faire ce que je fais aujourd’hui.»

Industrie et pandémie

Comme plusieurs secteurs, l’industrie de la musique souffre beaucoup de la pandémie de COVID-19 alors que les salles de spectacle sont fermées depuis plusieurs mois.

L’artiste et cheffe d’entreprise attend avec impatience l’arrivée des beaux jours qui pourraient permettre les spectacles en plein air.

«Pour ce qui est de la reprise en salle, on espère avoir une réponse bientôt. Je sais que beaucoup de gens du milieu sont en contact direct avec le gouvernement. On attend des réponses, on est confiant», a-t-elle précisé.

Dénonciations

Quant aux dénonciations qui ont secoué le monde du spectacle (dont la maison de disque Dare to Care Records), Cœur de pirate dit que des politiques ont été mises en place pour éviter que de telles choses se reproduisent.

«On a mis en place une politique contre le harcèlement et autres inconduites, quelque chose d’assez commun en entreprise. En culture, le lieu de travail est un peu différent avec "où ça commence, où ça s’arrête".»