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Le PQ veut tout savoir de la volonté qu'avait Pierre Elliott Trudeau, de nuire à l’économie du Québec

Pierre Eliott Trudeau
Photo d'archives Pierre Eliott Trudeau

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Le Parti québécois veut obtenir tous les documents historiques sur la volonté qu'avait Pierre Elliott Trudeau, de nuire à l’économie du Québec, poussant Paul Desmarais à délocaliser des emplois.

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«C’est un exemple de plus du caractère intentionnel et organisé de l’affaiblissement du Québec. On veut obtenir la divulgation complète des documents à ce sujet», a lancé le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.  

En 1976, l’ambassadeur américain à Ottawa Thomas Enders informait Washington, par télégramme, que M. Trudeau «pourrait envoyer des signaux punitifs à l’économie québécoise», a révélé la CBC.   

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L’ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau aurait demandé au président de Power Corporation, Paul Desmarais, de «rendre les choses aussi difficiles que possible» pour le gouvernement du Parti québécois, qui venait de prendre le pouvoir, en transférant des emplois hors du Québec, selon ce document historique.  

«C’est le constat que le Canada travaille contre les intérêts du Québec à même nos impôts», a déploré M. St-Pierre Plamondon, qui exige une divulgation complète des écrits du bureau du premier ministre à Ottawa et du ministère des Affaires étrangères. «Ce n’est pas normal qu’on apprenne ça grâce à des documents américains», a-t-il laissé tomber.  

De son côté, Québec solidaire s'est dit dégoûté par ces révélations. «Le gouvernement Trudeau était prêt à mettre les Québécois et les Québécoises au chômage pour les punir d’avoir élu un gouvernement indépendantiste. C’est dégoûtant, il n’y a pas d’autres mots», a indiqué le leader parlementaire du parti, Gabriel Nadeau-Dubois dans une communication écrite.  

«C’est une énième démonstration que, pour l’État canadien et ses copains de l’élite économique, la défense du statu quo passe avant le bien-être du peuple québécois. Quand je lis des révélations comme celle-là, ça me rappelle à quel point il faudra se mobiliser fortement pour faire un pays», a-t-il ajouté.  

Malgré son virage nationaliste, le Parti libéral du Québec n’a pas souhaité réagir. Le bureau de la ministre caquiste des relations canadiennes Sonia LeBel a indiqué la même chose: «De notre côté, nous ne ferons pas de commentaire. Merci d’avoir vérifié», a répondu son attaché de presse Florent Tanlet.  

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