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Pandémie: un jour ou l’autre, il faudra payer

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Le temps de l’impôt est arrivé et, avec lui, l’heure des comptes. Pour de nombreux Canadiens, l’atterrissage sera brutal.

Les aides gouvernementales continuent de doper artificiellement l’économie, mais un jour ou l’autre, quelqu’un devra payer les comptes.

Heureusement, les entreprises ont pu compter sur un soutien gouvernemental généreux pour traverser les mois de confinement. 

Au printemps, la subvention salariale et les différentes mesures d’aide pour le paiement des loyers ont masqué le coût réel des fermetures d’entreprises et des centres commerciaux.

Factures qui s’accumulent

Pour les restaurants et les salles de spectacle, les mesures ne sont que gouttes d’eau dans un océan de factures qui s’accumulent. 

Plusieurs attendent la reprise pour évaluer les dommages, on sait déjà que ces entrepreneurs seront nombreux à mettre, finalement, la clé sous la porte de manière définitive.

D’ailleurs, les partenaires et fournisseurs des restaurants commencent à se méfier, de peur de passer eux aussi, dans la trappe de la faillite. 

Quelques entrepreneurs qui savent qu’ils ont déjà tout perdu se disent désormais qu’entre une faillite de 100 000 et une faillite d’un million, il n’y a pas une si grande différence.

Et le coût humain, lui ?

Ce qui nous coûtera le plus cher au bout de cette pandémie, c’est certainement la perte d’innocence, cette légèreté qu’on n’a plus vraiment, comme société.

Certes, on a perdu des proches. On a perdu contact avec bien des amis, on a manqué des anniversaires, des naissances, on a reporté des projets.

Mais on a aussi compris que même les plans les mieux élaborés peuvent prendre le bord à cause d’un imprévu. 

Et on ne sait pas dans quel état notre économie se trouvera dans un an, deux ans. 

De quoi auront l’air le marché du travail, le marché immobilier, les finances publiques ?

On ne s’en sort pas. Cette pandémie, on va tous finir par en payer le prix.