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Les stages se font rares? Voici comment tirer votre épingle du jeu

Les stages se font rares? Voici comment tirer votre épingle du jeu
Marilyne Houde

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Les finissants sont tout près du but, mais voilà qu’une nouvelle difficulté se dresse devant eux : trouver un stage de fin d’études. Offres revues à la baisse, reportées ou carrément annulées, il faut redoubler d’efforts pour trouver chaussure à son pied. On vous donne quelques astuces pour vous en sortir. 

Portrait de la situation  

Il faut d’abord savoir que 35% des étudiants ont vu leurs stages en milieu de travail reportés ou annulés, selon une étude de Statistique Canada en 2020.  Dans la même veine, 67% des étudiants sondés se disent très ou extrêmement préoccupés par leur avenir sur le marché du travail.  

Heureusement, tout devrait rentrer dans l’ordre : les affichages pour les stages ont connu un retard en raison de la pandémie, mais tout indique que les entreprises et les organisations essaient tant bien que mal de rattraper le temps perdu.   

«Il y a un mois, on était à 60% du volume d’affichage par rapport à l’an dernier et aujourd’hui, on approche du 75%. Le retard est en train de se rétrécir, mais toutes les universités ont incité les étudiants à faire eux-mêmes leurs démarches», avance le directeur du service de placement de l’Université Laval, André Raymond.   

Ça tombe bien, on vous donne quelques trucs pour y arriver.  

1. Tendre ses propres perches   

Vous l’aurez compris, l’autonomie et la débrouillardise sont de mise pour trouver un stage en ces temps incertains. Les offres se faisant rares, il faut créer des opportunités. 

Des entreprises qui avaient l’habitude d’embaucher des stagiaires par les années passées n’ont peut-être pas encore fait paraître leurs offres pour 2021 comme la reprise économique est excessivement lente. 

Le conseil d’André Raymond : contactez directement les employeurs, même s’ils n’affichent aucune offre de stage pour l’instant. 

«Certains employeurs ont retardé leur affichage de poste. Si un étudiant les contacte, ça peut avoir pour effet de précipiter leur décision», explique-t-il.   

2. Appliquer en région  

Ce truc est toujours valable, pandémie ou pas. Seulement, cette année, c’est un réflexe qui peut être particulièrement payant surtout si la compétition en ville devient trop importante.  

L’appel rural se fait peut-être moins sentir au début de la vingtaine, mais des centaines de stages offerts ne trouvent pas preneur pour cette seule et unique raison.  

«Il y a plusieurs opportunités en région mais il y a très peu de postulation parce que les étudiants trouvent ça trop loin», explique André Raymond, qui suggère aux étudiants de considérer les offres en région plus que jamais. 

3. Faire connaître les programmes de subventions aux entreprises  

En cette période difficile, n’hésitez pas à demander à l’employeur de vos rêves s’il croit être admissible à des subventions pour étudiants.  

Une bonne dizaine de programmes gouvernementaux peuvent aider les organisations et petites et moyennes entreprises (PME) à embaucher des stagiaires. L’un d’eux est le programme de stages pratiques pour étudiants ouvert à tous les domaines d’études. 

Le gouvernement du Canada a mandaté une dizaine de partenaires pour faire le pont entre les étudiants et les employeurs dans le cadre du programme, dont la plateforme numérique Magnet.   

«Certains employeurs n’ont pas même idée que c’est un type d’écosystème qui existe et ça c’est un gros problème», explique le directeur Luke Nixon-Janssen.   

Pour en savoir plus sur les programmes de subventions offerts par le gouvernement, rendez-vous ici.  

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