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Les travailleurs de la santé plus nombreux à accepter la vaccination

Les travailleurs de la santé plus nombreux à accepter la vaccination
AFP

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La proportion des travailleurs de la santé disposés à se faire vacciner est passée de 57% en novembre dernier à 76% ce mois-ci, selon une enquête québécoise menée par la Dre Mélissa Généreux, professeure à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

Cette hausse significative s’explique par le fait que les travailleurs de la santé sont de plus en plus sensibilisés à l’importance d’être vacciné, en plus de constater une promotion positive de la vaccination.  

«Ces gens-là sont les premiers à voir leurs collègues se faire vacciner, à voir plus de cas, sur les réseaux sociaux, qui se font vacciner, qui sont fiers de l’être. Il y a vraiment une influence positive qui s’installe autour de la vaccination», fait valoir la Dre Généreux, également médecin-conseil à la Direction de santé publique de l'Estrie.  

Dre Mélissa Généreux
Photo courtoisie Michel Caron, Université de Sher
Dre Mélissa Généreux

Cette augmentation la rassure grandement, puisqu’elle juge important que les travailleurs de la santé lancent un message positif concernant la vaccination. 

Quant aux 24% des travailleurs de la santé – près d’un sur quatre – qui hésitent encore ou refusent de recevoir le vaccin, leur position est surtout fonction de leur âge. 

«Les travailleurs de la santé, comparativement à l’ensemble de la population adulte de l’étude, sont en moyenne plus jeunes, fait valoir la Dre Généreux. Ils ont moins peur du virus et ressentent moins l’urgence de se faire vacciner.» 

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Elle ajoute que, si on enlève le facteur de l’âge, les travailleurs de la santé sont 50% plus disposés à être vaccinés que le reste de la population.  

«C’est intéressant, car, en novembre, c’était l’inverse. Ça, ça m’inquiétait», admet-elle. 

Hausse en général

Dans l’ensemble de la population, l'acceptation de la vaccination est passée de 62% en novembre à 74% ce mois-ci, une augmentation très positive, estime la Dre Généreux. 

«Le fait d’avoir un vrai vaccin, ç’a eu un effet favorable», fait-elle valoir, ajoutant que le nombre d'indécis et de personnes qui refusent le vaccin a également diminué. 

Elle estime qu’un bon travail d’information pourrait suffire à convaincre plusieurs indécis.  

Finalement, la professeure-chercheuse souligne que les personnes seules sont plus à risque de souffrir d’anxiété et de dépression, et qu’un sentiment d’appartenance est l’unique facteur qui contribue à la fois à l'acceptation de la vaccination et à l'amélioration de la santé mentale en temps de pandémie. 

«Ça va valoir la peine de travailler son attachement à la communauté, parce que ça contribue au bien-être des gens et à leur désir de faire leur part pour lutter contre le virus», termine-t-elle.

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