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Montréal: restitution d’une coiffe crie créée il y a 170 ans

Selon la Ville de Montréal, la restitution de cette coiffe crie s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones 2020-2025 et dans la volonté de l’administration de la mairesse Valérie Plante de consolider les liens entre la métropole et les Cris.
PHOTO COURTOISIE/Ville de Montréal Selon la Ville de Montréal, la restitution de cette coiffe crie s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones 2020-2025 et dans la volonté de l’administration de la mairesse Valérie Plante de consolider les liens entre la métropole et les Cris.

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La coiffe crie qui figurait dans la collection du Musée de Lachine sera donnée à l’Institut culturel cri Aanischaaukamikw d’Oujé-Bougoumou, près de Chibougamau, dans le Nord-du-Québec. 

Selon la Ville de Montréal, cette restitution s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones 2020-2025 et dans la volonté de l’administration de la mairesse Valérie Plante de consolider les liens entre la métropole et les Cris.

Le transfert de la coiffe traditionnelle perlée, créée il y a 170 ans par la conjointe du chef de la communauté de Mistissini, Jane Gunner, a été entériné mercredi lors de la réunion du comité exécutif de la Ville. Il fait suite à une demande du Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee).

Les femmes portaient de telles coiffes lors de cérémonies soulignant le retour d’une chasse importante ou lors d’un mariage, a-t-on expliqué, par communiqué.

La coiffe crie, faite de lainage, de perles de verre et de coton, a été conservée au Musée de Lachine pendant plus de sept décennies. C’est un donateur montréalais qui l’avait confiée à cette institution muséale montréalaise. L’objet de haute valeur a été restauré il y a environ 15 ans par le Centre de conservation du Québec.

La mairesse Plante en a fait l’annonce aux côtés du Grand chef du Grand conseil des cris (Eeyou Istchee), Abel Bosum, ainsi que de la mairesse de l’arrondissement de Lachine, Maja Vodanovic.

«La signature d'aujourd'hui et la restitution d'une coiffe traditionnelle sont des gestes forts qui répondent aux principes de la Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones ainsi qu'aux objectifs de la Stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones, dont celui visant à établir une relation de gouvernement à gouvernement», a dit Valérie Plante.

«La restitution de la coiffe à l'Institut culturel cri Aanischaaukamikw est importante pour assurer la transmission de la culture aux futures générations et pour permettre de perpétuer les coutumes traditionnelles de notre peuple», a précisé le Grand chef Abel Bosum.

«Le retour à Eeyou Istchee d'éléments de notre patrimoine culturel et d'objets liés à nos coutumes permet à nos citoyens de raviver leur intérêt et d'en apprendre davantage sur d'importants aspects de leur patrimoine, a-t-il ajouté. Cette initiative souligne la relation positive entre les Cris d'Eeyou Istchee, la Ville de Montréal et le Musée de Lachine.»