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Trudeau père, un triste personnage historique

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L’histoire nous rappelle parfois des évidences oubliées.

Hier, nous apprenions, à l’aide de documents déclassifiés par les Américains, qu’après l’élection du PQ en 1976, Pierre Elliott Trudeau voulait nuire à l’économie du Québec.

Par l’entremise d’hommes d’affaires, le père du Canada contemporain voulait que le chômage augmente au Québec. De 10 % à 20 %, peu importe, il fallait créer de l’inquiétude au Québec, dans tous les foyers. 

Trudeau père voulait punir économiquement tous les Québécois pour avoir commis le crime d’avoir voté démocratiquement pour une formation souverainiste. Quel triste personnage historique ! 

ADN canadien

Si ce n’était qu’une autre frasque antidémocratique de Trudeau père, cela s’arrêterait à un mauvais souvenir historique.

Mais c’est plutôt révélateur de l’attitude canadienne et de sa relation vis-à-vis du Québec qui prévaut encore aujourd’hui.

Pas la même intensité ni la même hargne, bien sûr.

Tout de même, lorsque contrarié dans ses valeurs fondamentales, le Canada fait bien peu de cas de la démocratie québécoise. Elle devient illusoire, une valeur qui peut être mise de côté.

Prenez la loi sur la laïcité. D’accord ou pas, cette loi a été votée et appuyée par une majorité de parlementaires et de Québécois. Au lieu de s’y conformer, le gouvernement fédéral la conteste maintenant juridiquement. 

La démocratie québécoise, elle, se voit détournée.

Prenez l’arrogance déconcertante, rapidement oubliée, de Justin Trudeau lorsqu’il a fermé la porte au nez de Philippe Couillard qui évoquait une réintégration du Québec dans la Constitution canadienne.

« On n’ouvre pas la constitution », avait-il dit, tristement pour le Québec.  

Prenez les oléoducs, où le fédéral réaffirme continuellement son pouvoir de l’imposer au Québec.

Le Canada aime vanter ses principes et vertus démocratiques ailleurs dans le monde.  

À l’intérieur de ses frontières, toutefois, lorsque vient le temps de respecter la volonté d’un peuple à légiférer, à choisir légitimement son modèle d’intégration et ce qui passe sur son territoire, la démocratie se volatilise au nom des intérêts fondamentaux du pays.

De père en fils, d’hier à aujourd’hui, on observe encore ce peu de considérations démocratiques.