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Au plus fort la poche

An stressed couple in self-isolation wearing a face mask. Family problems during quarantine.
Photo stock.adobe.com (22Imagesstudio)

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La pandémie fait bien des ravages et, au chapitre des victimes collatérales, il faut inscrire le couple. Hélas, tous ne résistent pas, les fissures se font plus apparentes jusqu’à ce que tout craque.

Faut-il vendre la maison?

On en tirera un bon prix, le marché de l’immobilier fonctionne à plein régime. On s’arrache les propriétés et les acheteurs se livrent à de véritables enchères pour obtenir la maison de leurs rêves.

Une fois chacun de son côté, on doit se reloger

Les condos sont hors de prix et, là aussi, il faudra enchérir sur le prix de vente si on veut acquérir celui qui nous convient.

Idem pour la location, on doit s’inscrire sur des listes d’attente et fournir des références qui remontent quasiment jusqu’à nos ancêtres de la colonisation. Il vaut mieux se préparer à payer davantage que le prix demandé, parce que les autres locataires potentiels n’hésiteront pas à offrir aux locateurs de payer plus cher.

C’est un véritable free for all où chacun semble faire ses lois et les changer à son gré. 

Avoir le portefeuille bien garni

Que fait-on quand on s’est fait flouer lors d’un divorce ou d’une séparation? Quand nos revenus sont modestes? Si on a la charge de jeunes enfants? Si on est seul pour faire face à toutes les dépenses? 

Bonne chance pour trouver un logement à prix raisonnable. Il faut se résigner à s’éloigner des grands centres et, ça aussi, ça a un coût.

Nos gouvernements se disent toujours prêts à s’attaquer au manque de logements abordables ou de logements sociaux. Particulièrement à l’approche d’élections. Ici, à Montréal, on a entendu la mairesse Valérie Plante présenter son projet de réglementation pour la construction de logements sociaux, familiaux et abordables.

Pensez-vous que les promoteurs immobiliers se bousculent pour construire ces logements dans les grands centres comme Montréal? Surtout s’ils peuvent multiplier les profits sur des projets haut de gamme...

Une fois ces logements abordables disponibles, quelle garantie avons-nous qu’ils ne finiront pas par faire partie du marché spéculatif?

Non seulement la pandémie a mis en lumière les inégalités sociales, mais elle tend à les accentuer. Rien pour faire mentir ce dicton: «La raison du plus fort est toujours la meilleure.»