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Une subvention qui date d'avant la CAQ, dit le PM

Une subvention qui date d'avant la CAQ, dit le PM
Photo Stevens LeBlanc

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Les habitants de la région où se trouve le chalet du grand patron de Bell peuvent se rassurer, a dit le premier ministre François Legault, jeudi. « Techniquement », ils seront branchés à internet haute vitesse avant la fin du mandat de la Coalition avenir Québec, à l’automne 2022.

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M. Legault faisait référence au fait que la résidence secondaire en Outaouais de Mirko Bibic, grand patron de Bell, et quelques autres voisins possèdent une connexion à la fibre optique alors que partout aux alentours, c’est le désert de la haute vitesse. 

Surtout, François Legault a rejeté le blâme sur les libéraux pour cette situation. 

« Quelles ont été les motivations à savoir pourquoi ces chalets ont passé en premier, il faudrait poser la question au gouvernement libéral de l’époque », a dit M. Legault. 

Mirko Bibic possède ce chalet du lac Pemichangan, en Outaouais. Seuls lui et quelques voisins ont la haute vitesse dans ce secteur.
Photo courtoisie Radio-Canada, Laurence Martin
Mirko Bibic possède ce chalet du lac Pemichangan, en Outaouais. Seuls lui et quelques voisins ont la haute vitesse dans ce secteur.

Le branchement du chalet du lac Pemichangan de M. Bibic a été rendu possible grâce au programme Québec branché lancé en 2018 sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard. En Outaouais, ce programme vise à brancher 1800 foyers à la haute vitesse. Il est complété à 33 % et représente des investissements de 6,7 millions $, dont Québec et Ottawa payent les deux tiers. 

Anglade dément

La chef du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, était à l’époque ministre de l’Économie et responsable de ce projet. Elle répond que le branchement des différentes zones se faisait alors sur recommandations des fonctionnaires du gouvernement provincial et du gouvernement fédéral.

« Les choix de zones ne relevaient pas de la ministre de l’Économie, et Mme Anglade n’a jamais intercédé auprès de quiconque afin qu’il y ait des zones branchées de façon arbitraire et préférentielle », a fait savoir son cabinet. 

Au Parti québécois, on tient le gouvernement en place, celui de la CAQ, responsable de la situation. 

« C’est un autre cas de trafic d’influence. Des gens extrêmement aisés utilisent les ressources de l’État pour satisfaire leurs petits besoins au détriment de l’ensemble de la population », pense le député Sylvain Roy, porte-parole du parti en matière de développement régional.