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Ducharme: un bon choix

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Claude Julien était déjà condamné, surtout après les piètres résultats de la dernière saison.

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Retarder le jugement final après les événements de l’été alors que le Canadien, inscrit à la dernière minute dans le tournoi de fin d’année, est parvenu à disputer deux rondes était approprié. Sauf que Bergevin savait déjà qu’il aurait à prononcer une sentence de culpabilité.

C’était inévitable. Il fallait toutefois attendre l’occasion propice pour le faire.

Ça n’a pas tardé.

Bergevin ne veut pas rater son coup parce qu’éventuellement, si ça ne fonctionne pas et qu’il n’atteint pas les objectifs très élevés, le propriétaire, à son tour, s’interrogera sur l’organigramme du secteur hockey, et Bergevin en est le grand responsable.

Le directeur général du CH aurait-il pris cette décision si on n’avait pas refusé le but en fin de troisième période contre Sénateurs, mardi ? Aurait-il pris cette décision si Carey Price, fumant par moments, avait réalisé des arrêts qui auraient freiné cette glissade dans la médiocrité ?

Décision importante

Je suis convaincu que Bergevin mûrissait l’idée depuis quelques semaines. 

  • Les nombreux changements sur le plan des effectifs n’avaient pas leur raison d’être. 
  • On a ébranlé la confiance de Brett Kulak et d’Alexander Romanov. 
  • Avait-on raison de laisser Arturri Lehkonen sur la touche ? 
  • Avait-on raison de laisser Paul Byron sur la touche ?  

Je sais, Claude Julien n’est pas responsable des performances de Carey Price, de quoi inquiéter les décideurs de l’organisation. Pas plus que de celles de Shea Weber qui, depuis quelques semaines, à part le match de mardi, n’offre rien de bien rassurant. Est-il responsable des actions de Phillip Danault ? Sans doute pas. Sauf que c’est la structure de l’équipe qui ne tenait plus face à une compétition féroce.

Le choix de Dominique Ducharme me plaît.

Qu’on cesse de nous casser les oreilles en disant que Ducharme n’a pas d’expérience, qu’il n’a jamais dirigé une formation de la Ligue nationale. Jon Cooper avait-il un curriculum vitae bien garni au niveau de la LNH quand il a débarqué à Tampa ? Rod Brind’Amour — je reconnais qu’il est un ex-joueur de la LNH, contrairement à Ducharme — apporte une nouvelle vision sur la façon de diriger avec les Hurricanes de la Caroline. Même chose pour Sheldon Keefe à Toronto.

Et l’arrivée de Jeremy Colliton, il y a quelques saisons à Chicago, alors qu’il était plus jeune que certains de ses joueurs, est un exemple que l’expérience n’est pas un critère aussi important qu’on veuille bien nous le faire croire.

Plan de match

Dominique Ducharme apportera de nouvelles idées. Les joueurs entendront une nouvelle voix et une nouvelle façon de présenter un plan de match. Certains patineurs devront s’adapter à un entraîneur qui travaillera différemment derrière le banc.

Bergevin a tenu compte d’un autre élément, peut-être le plus important en choisissant Ducharme : celui de redonner aux jeunes joueurs la confiance qui les animait cet été et en début de saison.  

Maintenant, la balle est dans le camp des joueurs. Ils prennent des engagements quand ils signent des contrats parfois faramineux. Or, on s’attend toujours à ce qu’ils respectent les modalités de l’entente.

N’est-ce pas, Carey ? On trouve un bon entraîneur là où il y a un bon gardien, dit-on.