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Faux restaurants: les vrais restaurateurs veulent plus d’encadrement

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Les restaurateurs dénoncent un manque d’encadrement sur les plateformes de livraison au lendemain d’un reportage de l’émission À vos affaires de LCN sur les faux restaurants qui s’affichent sur ces plateformes.

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«Le phénomène n’est pas nouveau. C’est plutôt la plateforme qui a changé au fil des ans, passant des petites annonces aux applications mobiles», a ainsi expliqué François Meunier, vice-président de l’Association des restaurateurs du Québec.

Il n’empêche que pour M. Meunier, il s’agit tout de même de restaurants clandestins.

«Ça demeure quand même difficile à identifier et c’est là tout le défi. On doit assurer un contrôle. Et c’est certain que tout le monde doit mettre l’épaule à la roue afin de [s’en] assurer», a-t-il affirmé.

Rappelons que ces faux restaurateurs sont des gens qui préparent des repas à la maison et les vendent sur des sites comme Uber Eats et DoorDash.

Pour autant, la plupart des clients ne sont pas au courant de la situation et pensent qu’ils font affaire avec un restaurant.

Un phénomène qui soulève deux enjeux pour François Meunier.

«Il y a un enjeu de santé publique. C’est extrêmement important, pour nous, d’assurer le lien de confiance entre l’industrie et la population. C’est fondamental», a-t-il plaidé.

«Le deuxième, c’est un enjeu d’équité. Tout le monde doit jouer sur le même terrain de jeu. Là, évidemment, on se retrouve avec des personnes qui, probablement involontairement, ne respectent pas les règles», a-t-il ajouté.

Les plateformes telles que Uber Eats, SkiptheDishes et DoorDash devraient donc se montrer plus responsables dans ce dossier, a soutenu M. Meunier.

«À mon sens, ces gens-là font une commission sur les ventes. À ce moment-là, ce n’est pas un service qu’ils offrent gratuitement. Alors par respect pour le public et pour les restaurateurs professionnels, ils devraient s’assurer que les gens avec qui ils font affaire montrent patte blanche», a mentionné François Meunier.