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Nordik Canada sera-t-il capable de souplesse?

La saison de la Coupe du monde est largement écourtée cette saison

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Photo d’archives, DIDIER DEBUSSCHERE L’entraîneur du Centre national d’entraînement Pierre Harvey (CNPH) Louis Bouchard est confiant que Nordik Canada tienne compte de la pandémie au moment de la sélection des équipes nationales.

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Louis Bouchard est confiant que Nordik Canada fera preuve de souplesse au moment de former les équipes nationales en avril.

Les fondeurs doivent récolter 22 points FIS sur le circuit de la Coupe du monde ou signer deux Top 20 au championnat mondial pour obtenir leur brevet de Sport Canada qui assure leur financement.

« C’est beau les critères, mais il faut s’adapter quand une situation exceptionnelle comme celle de la pandémie se produit, affirme l’entraîneur-chef du Centre national d’entraînement Pierre Harvey (CNEPH) Louis Bouchard. En raison de la pandémie, nos athlètes ont été privés de 80 pour cent de leurs opportunités de courir. Ces critères doivent s’appliquer, mais dans des conditions normales. Je ne suis pas inquiet que la nouvelle direction de notre Fédération va s’adapter. »

Auteure de sa meilleure performance en carrière sur le circuit de la Coupe du monde avec une 23e place au 10 km libre à Falun en Suède le 29 janvier, Cendrine Browne a cumulé 12 points FIS depuis le début de la saison avec seulement deux courses au programme avant le retour au pays. Il n’y a pas de points accordés au mondial. 

« Cendrine a prouvé depuis le début de la saison qu’elle a sa place au sein de l’équipe et elle va le prouver encore plus si elle continue sur la même voie d’ici la fin de l’année, mentionne Bouchard. On ne bâtit pas l’avenir de notre sport sans tenir compte du présent. »

Prudence 

Compte tenu de son expérience des deux dernières années où elle a été écartée de l’équipe nationale pour différentes raisons, Browne est plus prudente que son coach. « Je vise deux Top 20 au mondial parce que je ne peux pas compter sur la Fédération, débite-t-elle. Je ne compte pas sur eux pour amender les critères comme on l’a vu l’an dernier après l’annulation des étapes finales de la Coupe du monde au Canada. Je veux remplir les critères. Je suis vraiment contente qu’un 30 km libre ait été ajouté lors de la dernière Coupe du monde de la saison en Suisse. »

Qualifiée pour les Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018, la fondeuse de 27 ans désire poursuivre jusqu’en 2022 à Pékin, mais la réalité financière lui complique l’existence. « C’est impossible de disputer une saison de Coupe du monde sans brevet, résume-t-elle. Je connais une très bonne saison et je continue de progresser malgré tout ce qu’on m’a dit, mais je suis une des seules sur le circuit qui n’a pas de brevet. »

Campagne de financement

« Si je ne suis pas de retour sur l’équipe nationale, je devrai me tourner vers une campagne de financement pour survivre comme cette année, de poursuivre Browne qui disputera sa première course au mondial, aujourd’hui à Oberstdorf en Allemagne, alors qu’elle prendra le départ du skiathlon. La communauté de ski de fond au Canada croit en moi tout comme mes commanditaires sinon ça serait impossible de poursuivre ma carrière. J’espère que la culture à Nordik Canada va changer, mais je ne le vois pas pour le moment. »

Browne est loin de baisser les bras. « Je suis ressortie plus forte avec tout ce qui m’est arrivé. J’ai maintenant plus d’outils dans mon coffre. »