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Transat devrait songer à une solution de rechange à Air Canada, dit la Caisse

L’entente avec Air Canada peut tomber à tout moment

Transat devrait songer à une solution de rechange à Air Canada, dit la Caisse
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

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Transat aurait intérêt à se doter d’un « plan B » pour parer à l’éventualité qu’Air Canada laisse tomber son offre d’achat pour le voyagiste, a soutenu hier le PDG de la Caisse de dépôt, Charles Émond.

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« Le conseil d’administration de Transat, selon nous, doit toujours, comme tout conseil dans une situation comme celle-là, se donner de l’optionnalité et se prévoir un plan B plutôt que d’être, je dirais, soumis aux variations ou aux humeurs d’Air Canada. Alors, mon avis de ce côté-là serait que le conseil envisage quelles sont les autres options sur la table [...] si jamais l’offre d’Air Canada venait à être enlevée », a affirmé M. Émond.

« Le temps joue contre Transat, a-t-il ajouté. Il est toujours préférable, je crois, d’avoir plus d’un scénario à l’étude. »

Invitée à réagir à cette sortie, Transat n’a pas souhaité commenter.

Fragile entente

La semaine dernière, Air Canada a refusé de repousser la date-butoir de son entente avec Transat, qui était fixée au 15 février. L’offre d’achat d’environ 190 millions $ demeure en vigueur, mais peut désormais être résiliée à tout moment par l’une des deux parties.

Lors d’une assemblée des actionnaires de Transat tenue en décembre, la Caisse a voté pour la proposition révisée d’Air Canada, inférieure de 73 % à celle de 720 millions $ faite par le transporteur en 2019.

« C’était la seule offre qui était sur la table », a dit Charles Émond.

Peu de temps auparavant, le PDG de Québecor, Pierre Karl Péladeau, avait, à titre personnel, déposé une offre pour Transat, mais le voyagiste avait refusé de la soumettre à ses actionnaires, soutenant qu’elle n’était pas de valeur supérieure à celle d’Air Canada.

« Il s’agit de pratiques d’affaires et de gouvernance normales, prudentes et avisées », a commenté le bureau de M. Péladeau jeudi au sujet des propos de M. Émond sur l’importance pour Transat d’avoir des solutions de rechange.

La Caisse de dépôt détient un peu plus de 5,8 % des actions de Transat.

La Commission européenne se donne jusqu’à la fin juin pour étudier la transaction proposée avec Air Canada.