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Le choix de Ciman

Il voulait revenir comme joueur, il revient comme adjoint à l’entraîneur

Entraînement Impact
Photo d'archives, Martin Chevalier Laurent Ciman a fait un choix pour la famille quand il a décidé de revenir à Montréal.

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Laurent Ciman a quitté l’Impact à contrecœur en 2017, il revient chez le CF Montréal avec joie en 2021.

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Il a d’abord commencé à discuter avec le club pour revenir comme joueur, mais c’est plutôt comme adjoint qu’il rentre à la maison.

Ce faisant, il prend sa retraite, mais sans regret.

« C’est mon choix, il m’appartient. Le plus important était de revenir, peu importe dans quel rôle.

« J’en avais encore sous le pied, j’aurais pu apporter quelque chose sur le terrain, mais je ne vis pas dans la rancœur et je vis très bien avec mon choix. »

Pour apprendre

Ciman était très souriant et affable comme on l’a toujours connu, lors d’une visioconférence, vendredi.

À 35 ans, il ne cache pas qu’il commençait à songer à son avenir et que le poste d’entraîneur l’intéressait.

« Vu mon âge, ce sont des questions que l’on se pose. J’avais la possibilité par l’entremise de l’équipe nationale [belge] de faire mes licences UEFA A et B. »

Selon lui, Wilfried Nancy est l’homme tout indiqué pour assurer l’intérim en attendant que le directeur sportif, Olivier Renard, trouve un successeur à Thierry Henry.

« Wilfried connaît le club sur le bout des ongles, il est adjoint depuis plusieurs années et ça pourrait être la personne qu’il faut. Il a tellement de vécu, qu’il a une bonne vision du football. » 

Modéré

On se souvient de Ciman comme d’un joueur expressif sur le terrain, ce qui pouvait autant plaire à certains partisans qu’en froisser d’autres.

Il n’entend pas trop changer, mais admet qu’il va arrondir les angles un peu pour se mouler à ses nouvelles fonctions.

« J’avais des réactions, en tant que joueur, qui étaient peut-être trop expressives pour certaines personnes. J’ai mûri par rapport à ça, je dois gérer mes émotions et les ajuster au contexte qui s’y prêtera.

« Je veux aussi apporter mon expérience et mon vécu pour l’adapter à chacun selon comment les joueurs réagissent au dialogue. » 

À conserver

Il a eu le temps d’étudier ce que Thierry Henry a mis en place la saison dernière, d’autant plus que Toronto et Montréal se sont affrontés quatre fois la saison dernière.

Et il dit avoir compris l’identité qu’était en train de bâtir Henry avant son départ.

« Il y a beaucoup de choses que j’ai appréciées sous Thierry Henry. Les relances de l’arrière proprement, c’est quelque chose que je veux continuer à voir.

« On a une équipe jeune et compétitive avec de bons joueurs et je crois qu’on va surprendre pas mal de monde. »

Merci Bob 

Ciman soutient qu’il pourra s’inspirer de tous les entraîneurs qu’il a croisés au cours de sa carrière.

Mais il a eu une pensée particulière pour Bob Bradley, entraîneur-chef du Los Angeles FC, qui l’a dirigé en 2018.

« J’ai eu une relation particulière avec Bob. Il a été comme un mentor pour moi parce que je suis arrivé là en étant triste et n’ayant pas envie d’être là.

« Bob a une approche différente pour chaque joueur, c’est un peu comme un papa. Il est aussi très bon tactiquement. » 

Enfin de retour à la maison

Laurent Ciman l’a dit, il sentait qu’il pouvait encore jouer, mais il a pris une décision pour sa famille, qui est établie sur la Rive-Sud de Montréal.

« J’ai eu des possibilités en Belgique ou ailleurs, j’aurais pu toucher un peu d’argent et revenir ensuite, mais mon but premier était de revenir à Montréal.

« Le bien de ma femme et de mes enfants passe avant toute somme d’argent. »

Il faut se souvenir que si Ciman s’était joint à l’Impact en 2015, c’était pour des raisons sportives, mais aussi personnelles. La famille estimait alors que la petite Nina, qui est autiste, aurait accès à de bien meilleurs soins au Québec.

Difficile

Après son départ de Montréal, la famille a été contrainte de le suivre parce que tout le monde était ici en raison de son permis de travail.

« Après Los Angeles, j’ai dû faire le choix de la France et ce n’était pas au top, alors le choix a été vite fait de revenir au Canada parce qu’on avait encore une maison ici. »

Les Ciman sont rentrés au Canada en 2019, quand Laurent a décroché un contrat avec le Toronto FC, avec qui il s’est aligné lors des deux dernières saisons.

« Quand j’étais à Toronto, la famille est restée à Montréal, et ça faisait deux ans qu’on était séparés. C’était difficile à vivre autant pour moi, qui étais tout seul là-bas, que pour la famille ici et pour ma femme qui devait s’occuper de tout. »

La situation était difficile à vivre pour tout le monde et il n’était pas question de passer une autre année à plus de 600 kilomètres de distance.

« On avait fait la promesse avec ma femme que l’an dernier était la dernière année qu’on était séparé. Mon fils en a pleuré de joie parce que ce n’est pas facile pour un petit garçon de ne pas savoir quand son papa va revenir. »

Coup de cœur

Ciman dit avoir reçu beaucoup de messages de partisans et d’amis qui se réjouissaient de son retour, ce qui l’a beaucoup touché.

Ça vient renforcer sa décision de revenir dans une ville que sa famille et lui ont rapidement adoptée.

« À mon arrivée à Montréal, j’ai vraiment été bien accueilli. Quand je suis parti, ce n’était pas voulu et ç’a été très déchirant pour moi.

« On a eu un gros coup de cœur pour Montréal dès notre arrivée ici. »


Le camp d’entraînement du CF Montréal s’amorcera lundi au Complexe sportif Marie-Victorin. Ce sont 41 joueurs qui y participeront. Le premier match de la saison doit avoir lieu le 17 avril.