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Politique d'interpellations policières du SPVM: plus de transparence et de clarté réclamée

Bloc Police SPVM
Photo d'archives, Agence QMI

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La Commission de la sécurité publique de la Ville de Montréal demande au SPVM de bonifier et de clarifier sa Politique d'interpellations policières présentée l'été dernier. 

Dans un rapport publié vendredi matin, la Commission de la sécurité publique demande au corps policier d’affirmer clairement que sa Politique d'interpellations policière vise à réduire le nombre d’interpellations non nécessaires effectuées en y précisant les moyens déployés pour y parvenir.

Les membres de la Commission de la sécurité publique exhortent également le SPVM à rendre accessibles en ligne au public toutes les données concernant les interpellations qui lui ont été présentées.

Maintien des fiches d'interpellation

Depuis l'automne dernier, les policiers du SPVM doivent remplir des fiches d’interpellation informatisées détaillant le contexte de leurs interventions, dont les faits observables ayant mené à l’intervention et «l’identité ethnoculturelle» de la personne interceptée. Il ne s'agit que d'un changement de terme : antérieurement, la «race» devait être indiquée par le policier.

La Commission souhaite que cette pratique demeure en place.

Quand sanctionner un policier?

Une autre recommandation demande au corps policier montréalais de mentionner clairement dans sa Politique que toute conduite discriminatoire ou de profilage est soumise au principe de tolérance zéro et fera l’objet d’une procédure disciplinaire ou administrative pouvant mener à une sanction.

L'ensemble des 25 recommandations de la Commission visent à bonifier la Politique sur les interpellations du SPVM pour renforcer la confiance avec le public et s’inscrit dans un effort pour prévenir les comportements de profilage et lutter contre le racisme systémique.

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Rappelons qu'un rapport de chercheur montre que le nombre annuel d’interpellations effectuées et enregistrées par le SPVM a augmenté de 143%, passant de moins de 19 000 à plus de 45 000 par année, entre 2014 et 2017, alors que le nombre d’incidents criminels est resté stable durant cette période.