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Planche à neige: Toutant doit saisir toutes les chances

Peu de compétitions pour récolter des points afin de se qualifier pour les Jeux olympiques de Pékin 2022

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Photos d'archives, AFP Aux Jeux olympiques de Pyeongchang à l’hiver 2018 en Big Air, Sébastien Toutant avait accroché l’or à son cou.

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On n’arrête pas de le dire, les choses ne se déroulent pas de la même façon en temps de COVID-19 et c’est très vrai dans le monde du sport. Le planchiste Sébastien Toutant peut en témoigner.

Quand on lui a parlé, il était en quarantaine chez lui après un séjour au Colorado, notamment pour participer aux X Games.

« La saison a vraiment été chamboulée par la COVID, dit-il au bout du fil. On devait avoir beaucoup de compétitions, surtout que c’est une année de qualification olympique.

« Ça fait habituellement des années chargées avec les compétitions sur invitation et celles de la FIS. Mais là, les chances de ramasser des points sont grandement diminuées. »

Désavantagé

Toutant, qui est âgé de 28 ans, espère représenter le Canada aux Jeux d’hiver de Pékin dans un an, ce qui serait sa troisième participation. Il a remporté l’or en Big Air à Pyeongchang, en 2018. « Le plus frustrant présentement, c’est qu’on a moins de chances de récolter des points et de se faire valoir. C’est un sport où ça bouge beaucoup d’une compétition à l’autre parce qu’on a tous des moins bonnes journées.

On doit aussi se mettre en quarantaine après les voyages, ce qui nous fait perdre deux semaines d’entraînement en vue de la prochaine compétition. D’autres athlètes n’ont pas à le faire dans leur pays et c’est un peu frustrant. »

Il y a aussi beaucoup d’incertitude liée au peu d’occasions d’amasser des points pour assurer cette fameuse qualification olympique. « Les Olympiques, c’est vraiment immense alors c’est important d’avoir quelque chose de concret, de savoir combien de compétitions on a pour amasser des points. C’est beaucoup de stress à gérer et à tout ça on ajoute les annulations et tous les tests qui nous freinent. »

Donner un coup

D’un autre côté, Toutant est habitué à avoir des années préolympiques atypiques et chargées.

« Des compétitions fédérées, j’en fais seulement avant les Olympiques pour obtenir des points pour avoir une des quatre places de qualifications pour le Canada.

« J’ai toujours la mentalité d’essayer de gagner dans chaque compétition que je fais alors je ne m’inquiète pas pour ma qualification olympique. »

Le hic cette année, c’est qu’il n’a pas eu beaucoup d’occasions d’engranger des points.

Il n’a participé qu’à deux compétitions depuis le début de l’année, soit les X Games (10e et dernier) à Aspen le mois dernier, qui ne donnent pas de points puisque ce n’est pas fédéré par la FIS, et une étape de la Coupe du monde à Kreischberg (15e), en Autriche.

Prochaine chance

C’est dans quelques semaines que Toutant pourra amasser de précieux points pour obtenir son billet pour Pékin. 

Il participera au Championnat du monde de planche à neige, qui a été déplacé de la Chine à Aspen, au Colorado, là où ont eu lieu les X Games.

Il sera inscrit aux épreuves de slopestyle et de Big Air. Une étape de la Coupe du monde suivra ensuite sur la même montagne où le slopestyle sera à l’honneur.

« J’ai beaucoup descendu cette montagne alors ça peut devenir un avantage. Entre le Championnat du monde et la Coupe du monde, je doute qu’ils reconstruisent un nouveau parcours parce que ça prend du temps. »

Projets

Mais Sébastien Toutant est un homme de multiples projets et il parvient à trouver un bon équilibre entre les compétitions et les films, un aspect du sport qu’il affectionne.

« J’essaie de trouver un équilibre entre les compétitions et mes activités avec mes commanditaires. J’ai appris avec le temps à travailler sur divers aspects de mon sport et certains d’entre eux plaisent aux commanditaires.

« C’est bien de flasher le logo du commanditaire après une victoire, mais quand tu fais des films, ça dure des années. »

Il a d’ailleurs participé à la conception d’un jeu numérique avec Red Bull. Les gens peuvent y faire une descente en déplaçant l’avatar du bout de leurs doigts. 

Ce n’est qu’un autre aspect de ce jeune homme très créatif.