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Souveraineté alimentaire: il est temps d’innover

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La pandémie nous a permis de réaliser l’importance de notre souveraineté alimentaire. Elle souffle dans la voile de l’agriculture urbaine jusque dans l’est de Montréal où on étudie la possibilité d’y implanter un pôle innovant pour l’environnement et la santé des gens.

Phytoremédiation

Le projet à l’étude permettrait de nourrir notre monde tout en décontaminant des terrains pollués. On y implanterait des serres pouvant être chauffées grâce à des végétaux qui auraient préalablement décontaminé des sols. 

C’est ce qu’on appelle la phytoremédiation. Certaines plantes et certains arbres comme les saules et les peupliers, ont la capacité de capter dans leurs racines, tiges et feuillages des métaux lourds et des hydrocarbures. Cette biomasse peut ensuite servir à produire de l’énergie pour chauffer des serres. 

On sait qu’il y a beaucoup de terrains à décontaminer dans l’est de Montréal. On sait aussi que de nombreuses familles ont du mal à s’approvisionner en fruits et légumes frais. 

Sécurité alimentaire

Le manque d’argent et aussi l’absence d’épiceries diversifiées dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles font en sorte que trop de gens souffrent d’insécurité alimentaire. 

C’est pourquoi cet enjeu est au cœur du projet. Les serres deviendraient un lieu de formation pour les citoyen.ne.s tout en répondant aux besoins criants des banques alimentaires locales. 

Ce projet illustre notre capacité à trouver des solutions innovantes aux défis de nos villes. Il me donne espoir ! Comme la popularité croissante de l’agriculture urbaine d’un bout à l’autre du Québec. 

De telles initiatives témoignent de notre désir de participer activement à des solutions concrètes qui permettent de manger mieux tout en réduisant notre empreinte écologique et en contribuant à notre souveraineté alimentaire. C’est sans parler du bonheur que l’on peut éprouver à jardiner puis à savourer ce que l’on a fait pousser. 

Sachant que le Québec produit seulement 51 % de ce qu’il mange, il y a de la place pour de nombreux nouveaux projets agricoles dans nos villes et nos campagnes !