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«Pauvre» Carey

caricature carey price

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Discussions fréquentes et depuis longtemps avec des instructeurs de la LNH, avec des collègues commentateurs, avec des amateurs qui, chez nous vous le savez, sont plus que de simples observateurs. Très souvent, ils sont de fins connaisseurs.

J’ai débattu avec mes arguments de vieux joueur, d’ancien coach mineur, d’animateur de hockey professionnel. Le dernier élément est important. Parce que j’ai vu de proche, en arrière-scène, et caractériellement pendant 25 ans ce qu’est un gardien de but hors norme. Un goaler qui est nettement et d’une évidence sacrée supérieur aux autres. Aussi, voilà des années que je vous l’écris et je vais me répéter.

Pas un Roy ni un Brodeur

Carey Price n’est pas ce gardien de but de haut niveau que plusieurs ont tenté d’élever au fil des ans. Il est bon, il a des qualités remarquables, mais il est tellement loin d’un Patrick Roy, d’un Martin Brodeur ou même d’un Marc-André Fleury. Et plus le temps avance, plus il s’éloigne.

Jamais je n’arriverai à comprendre pourquoi on lui a octroyé un contrat de 10 millions $ par année. Pourquoi des joueurs de la LNH (ils ne sont pas toujours de bons analystes) le considèrent-ils comme une sommité alors qu’il est rarement dans les 20 meilleurs de la Ligue ? Pourquoi les descripteurs et commentateurs le vantent-ils et en remettent-ils fréquemment sur des arrêts ordinaires et le défendent-ils quand il a été carrément faible ? 

Mal préparé

Au moment où l’on se parle, et depuis cinq ans, son adjoint, Jake Allen, lui a été supérieur. Depuis le début de leur carrière respective, Price et Jaroslav Halak sont sur un pied d’égalité en saison régulière et dites-moi franchement qui serait votre choix pour aller en séries.

Je ne le déteste pas, mais, au fil du temps, admettez que Carey Price se présente aux camps d’entraînement mal préparé et connaît des débuts de saison laborieux, coûteux. Il a toujours été traité comme un prince depuis qu’il porte cet uniforme, même s’il a été malpoli et désagréable avec celui que l’on décrit comme le meilleur public de la LNH. On dirait que cet homme est protégé.

Techniquement, Carey Price va au sol, dans son style papillon, beaucoup trop tôt et le mot est passé depuis belle lurette dans le circuit. Ses déplacements latéraux sont trop expansifs et l’amènent souvent hors de son filet. Il ne vole pas de matches depuis longtemps. Dans une saison de 65 matches, il gagne un peu plus de 150 000 $ par rencontre.  

Comprenez-vous mon point de vue quand il donne un ou deux mauvais buts par partie ? Vous savez lorsque l’analyste nous dit que Carey Price aimerait revoir ce tir...  

Marc-André Fleury, Rask, Halak ou Vasilevskiy contre Carey Price ? N’importe quand. Ne serait-ce que pour l’attitude.

Vous pouvez commencer à me lancer des tomates... pas en boîte, svp.

De l’enclave

caricature carey price
Photo Pierre-Paul Poulin

  • Magnifique à suivre, le parcours de notre championne olympique, Joannie Rochette, qui est médecin depuis presque un an maintenant. L’ex-patineuse est en mission et son invitation auprès des jeunes vers le monde de la santé nous ébranle. Bravo, Madame !
  • Condoléances à la Famille Tanguay. Monsieur Maurice était un géant. Un humain d’une rare qualité. 
  • Bon anniversaire, Lucian Bute, déjà 41 ans. Et Bobo... Stéphane Lebeau célèbre ses 53 aujourd’hui.
  • C’est le 31 janvier 1942 (pendant la guerre) que le Canadien a fait son tout premier voyage en avion pour jouer contre Chicago le lendemain.
  • Dans la liste des 100 meilleurs attaquants de la LNH établie par Fantasy Hockey, il n’y a que 4 joueurs du Canadien : Nick Suzuki, Tyler Toffoli, Josh Anderson et Brendan Gallagher.
  • Alex et Estelle. Ça, c’est une marque de vêtements pour enfants qui a été créée par Véronique Larosée et Catherine Laflamme, dont les conjoints sont respectivement Marc-André Fleury et Kristopher Letang.