/opinion/columnists
Navigation

Un an de privations

Coup d'oeil sur cet article

Depuis la COVID-19, un tas de petits bonheurs tout simples nous manque cruellement. On essaie de ne pas trop y penser, mais après un an, la nostalgie se fait un devoir de nous rattraper.

Ainsi, après un an, je réalise à quel point je m’ennuie de serrer mes parents dans mes bras. Mes neveux et nièces aussi, dont l’un répète, du haut de ses cinq ans, qu’il est « tanné du méchant microbe ».  

Comme bien d’autres qui ont des proches exilés, je m’ennuie de ma famille qui vit en Australie, et qu’on n’est pas à la veille de revoir. Là-bas, où on a mis en place les règles les plus sévères parmi les pays démocratiques, les voyages sont interdits jusqu’en 2022, pour le moment. 

Rassemblements 

Je salive à l’idée d’un repas en famille où on rit autour d’une fondue. D’un repas avec nos amis ou d’une flûte de champagne au bar où on refait le monde. D’une bonne table au restaurant avec toute l’ambiance que cela suppose. 

Je rêve d’aller voir un film sans distanciation ni masque, les mains dans le popcorn, sans devoir me soucier des risques qui nous empoisonnent la vie. Je repense à cette joie de préparer un voyage pour finalement m’envoler, le cœur léger, et découvrir des lieux magnifiques.  

Arrêter le temps 

En temps normal, la plupart des gens souhaiteraient arrêter le temps par crainte d’en manquer pour réaliser tous leurs projets. Au contraire, depuis un an, on se fait une joie de tourner chaque page du calendrier en s’écriant : ça y est, un autre mois de passé dans ces conditions ! 

C’est d’ailleurs aujourd’hui la dernière journée du mois de février, dont on tournera la page avec soulagement. En mars, c’est le printemps, le moment où on revit, et qu’on se dit que tous ces petits moments qui nous réchauffaient le cœur reviendront très bientôt.