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Les Québécois prêts à payer pour la réduction des pesticides

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Les Québécois sont prêts à offrir 176 millions $ aux producteurs agricoles afin qu’ils réduisent l'usage de pesticides.

Cette conclusion est tirée d’une étude menée par le professeur Jérôme Dupras de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et récemment publiée dans le journal «Ecological Economics». Selon cette étude réalisée en avril 2019, 30 % des 1875 répondants seraient prêts à verser jusqu'à 100 $ pour aider les producteurs agricoles à réduire l’utilisation des pesticides, ce qui, une fois ajusté à l'échelle provinciale, totaliserait la somme maximale annuelle de 176 millions $.

«Ça fait des années qu’on parle de réduire l’utilisation des pesticides au Québec. Cette étude démontre que l’engouement est là plus que jamais», a mentionné le professeur Dupras, chercheur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée de l’UQO et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique.

Ces résultats font écho au plan d’agriculture durable dévoilé en octobre dernier par le gouvernement du Québec qui vise à accélérer l’adoption des meilleures pratiques agroenvironnementales d’ici 2030.

«Les gens veulent savoir ce qu’ils mangent, bien se nourrir, et ça commence par le développement d’une agriculture réfléchie et durable. En 2021, il faut plus que jamais se tourner vers les meilleures pratiques agricoles», a ajouté M. Dupras.

La rotation des cultures, les cultures intercalaires, les méthodes de lutte intégrée, l’agriculture de précision et la restauration de milieux naturels sont autant de pratiques qui permettraient de réduire l’usage des pesticides.

Il s’agit de la première étude qui démontre l’ampleur de la volonté de la population québécoise à aider les producteurs agricoles.