/opinion/columnists
Navigation

Un des pires débuts de saison de Carey Price

Un des pires débuts de saison de Carey Price
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le mauvais début de saison de Carey Price ressemble étrangement à celui de 2018-2019. Ses statistiques sont similaires après 12 matchs, mais l’évaluation des buts alloués démontre clairement un niveau de performance inférieur à celui de 2018.  

• À lire aussi: Carey Price a perdu ses privilèges

• À lire aussi: Bonne semaine pour Fleury et Bernier

Le 13 novembre 2018, j’avais publié une chronique intitulée Carey Price a besoin d’aide. Sur les 37 buts marqués contre lui, j’avais évalué que 15 d’entre eux (40 %) étaient pratiquement impossibles à arrêter, ce qui est nettement supérieur à la norme de 12 % à 15 %. 

  • Écoutez Gilles Moffet avec Jean-François Baril dans l'Avantage Numériq sur QUB Radio:

Il faisait donc face à des chances de marquer de haute qualité et ses coéquipiers devaient en faire davantage pour l’aider. Bref, Price n’était pas à son meilleur, mais il ne jouait pas aussi mal que ses statistiques l’indiquaient. Il y avait aussi un peu de malchance.  

Il avait accordé quatre mauvais buts, ce qui est toujours trop, mais pas nécessairement hors norme. Tous les gardiens en accordent. Connor Hellebuyck a joué un match quasi parfait, samedi, contre le Canadien, mais Nick Suzuki l’a tout de même battu d’un angle impossible.  

Price est davantage responsable de ses malheurs aujourd’hui qu’en 2018, puisque seulement 10 des 38 buts qu’il a accordés depuis le 13 janvier étaient pratiquement impossibles à arrêter, soit 26 %. Ça laisse donc 28 buts sur 38 qui étaient arrêtables. C’est l’un des pires débuts de saison de sa carrière, 

Précisons que la grande majorité des buts marqués dans la LNH (et dans toutes les ligues) sont arrêtables, sans nécessairement être faciles. C’est juste humainement impossible de stopper tous ces tirs, car un gardien n’a souvent qu’une fraction de seconde pour réagir. 

Neuf mauvais buts 

Là où le bât blesse, c’est en ce qui a trait aux mauvais buts, ceux que le gardien doit arrêter. Price en a alloué 9 en 12 matchs, alors qu’en 2018, c’était 4 en 12. Ça fait beaucoup trop de cadeaux.  

Après ses 12 premières rencontres de la saison 2018-2019, la fiche de Price était de 5-4-3, 0,888. Aujourd’hui, toujours après 12 rencontres, elle est de 5-4-3, 0,892. Ça ressemble à du copier-coller, mais ça ne se passe pas vraiment de la même façon devant le filet. Sa belle technique acquise au fil des ans prend parfois le bord. 

Ça se corrige. Price s’était d’ailleurs ressaisi à la mi-novembre 2018. Il fut d’ailleurs l’un des meilleurs gardiens de la LNH jusqu’à la fin de la saison, mais le Canadien avait raté les séries malgré une récolte de 96 points. Le 31 est donc capable de se redresser.  

Appui offensif 

En général, Carey Price n’a pas été trop gâté par l’attaque de l’équipe dans sa carrière à Montréal, mais cette saison, il n’a pas d’excuse à ce chapitre. Lorsqu’il était devant le filet, le Canadien a marqué 3,70 buts par rencontre en moyenne, ce qui est l’équivalent du soutien à Frederik Andersen à Toronto. C’est même supérieur à l’aide que reçoit Andrei Vasilevskiy (3,63) avec le Lighning de Tampa Bay. En fait, parmi les gardiens ayant joué dans au moins sept rencontres, seul James Reimer a reçu plus d’appui que Price avec 3,88 buts par match chez les Hurricanes de la Caroline. 

Les pires séquences 

Tous les gardiens connaissent de mauvaises séquences, même les plus grands. Si Price s’était relevé en 2018, que dire de Martin Brodeur en 2005-2006 ? L’ex-gardien des Devils du New Jersey avait alors connu un début de saison très difficile. Après 14 matchs, il avait une fiche de 7-7-0 et avait accordé 48 buts. Il n’avait que quatre matchs de ,900 ou plus. En janvier, il avait signé une série de neuf victoires. À la fin de mars, il avait amorcé une séquence encore plus impressionnante pour terminer la saison avec une série de 11 victoires.