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Wilfried Nancy plus prêt que jamais

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Aux commandes depuis le départ de Thierry Henry, Wilfried Nancy agit à titre d’entraîneur-chef intérimaire du CF Montréal et le Français espère pouvoir montrer son savoir-faire afin de rester aux rênes de l’équipe pendant longtemps. 

Pas question toutefois de se projeter dans l’avenir. Avouant avoir été surpris de la décision de Henry de quitter l’équipe, Nancy a indiqué mardi qu’il se sent prêt pour le défi qui l’attend et qu’il se concentre tout d’abord sur la saison qui commencera bientôt.

Nancy a été embauché par Montréal en 2011, où il a dirigé les U18, les U21 et les U16 successivement. Il a ensuite rejoint la principale équipe en 2016 comme adjoint.

«Mon parcours a toujours été graduel. J’ai été joueur et par la suite, j’ai passé les diplômes très tôt. J’ai pu expérimenter au niveau de l’Académie et j’ai fait plusieurs années avec la première équipe. Aujourd’hui, bien sûr, je me sens prêt», a-t-il indiqué lors d’un point de presse, lors du deuxième jour du camp d’entraînement de la formation montréalaise.

«Après, l’objectif premier, c'est d'amener de la stabilité au niveau du club et des joueurs. Je suis très content de prendre les rênes de façon intérimaire.»

Le nouveau patron veut néanmoins s’assurer que le club soit prêt pour la saison à venir. Il estime que les choses viendront d’elles-mêmes par la suite.

«Avec Olivier [Renard, le directeur sportif], on est toujours en discussion. Bien entendu, il y a eu des discussions sur l’évolution du club et les objectifs. Ça se passe tranquillement. Je suis quelqu’un qui aime se concentrer sur le moment présent. Tout est clair.»

«Les choses arrivent naturellement. Quand on avance dans la vie, il y a des étapes à franchir. Je suis très serein avec cela. Bien sûr que j’ai envie d’être entraîneur de l’équipe. Mais je sais comment ça fonctionne. On verra par la suite. Je profite du moment présent.»

Continuité

Pour ce qui est de la stratégie à mettre en place, Nancy a expliqué que la structure retenue lors de la dernière saison a été le résultat de la collaboration de toute l’équipe d’entraîneurs. Il faut donc s’attendre à voir beaucoup de similitudes, même s’il compte bien y apposer sa touche personnelle.

«C’est sûr qu’il y a une continuité, a confirmé le pilote. J’ai passé énormément de temps avec Thierry, a-t-il dit. On a eu de très bonnes discussions. On a pu, avec son accord, avoir plus de liberté. On a pu échanger et s’exprimer. Ce que vous avez vu l’année passée, ce sont des valeurs que je partage. [Mais] c’est certain que je peux apporter des spécificités propres à moi.»

Questionné à propos de son plan, Nancy a expliqué qu’il souhaite voir ses joueurs être près du ballon constamment. Cependant, il veut également laisser au joueur la possibilité d’utiliser librement leurs forces et leur talent à l’intérieur de la structure.

«Une chose qu’on essaie de mettre en place, et j’y crois beaucoup, c’est d’avoir une équipe proactive et dynamique, c’est-à-dire agressive avec le ballon et autant à la perte. Donc, être capable d’avoir le ballon le plus souvent possible. [...] Et aussi, ce que j’aime, c’est avoir une structure bien claire qui va permettre à chaque individu de s’exprimer.»

Casse-tête

Évidemment, Nancy arrive à la barre de l’équipe dans une situation particulière. La pandémie de COVID-19 fait encore rage et le onze montréalais devra encore une fois s’exiler aux États-Unis pour amorcer la campagne.

Le camp se déroule malgré tout à Montréal, mais les joueurs y arrivent au compte-gouttes en raison de la quarantaine de 14 jours exigée à tous les gens qui arrivent au pays. Ainsi, même si le camp s’est amorcé lundi, l’entraîneur devra attendre à la semaine prochaine avant d’avoir un groupe complet.

Il est toutefois bien loin de s’en plaindre et accueille ce défi avec impatience.

«Comme on a été arrêtés pendant longtemps, l’idée en fait, c’était de récupérer les joueurs le plus tôt possible pour les préparer pour la deuxième semaine. Il y a un autre groupe qui va arriver la semaine prochaine et on aura le groupe au complet.»

«En tant qu’entraîneur, effectivement, c’est un casse-tête, mais c’est excitant. Ça fait partie de notre métier. On va avoir deux groupes qui n’auront pas le même niveau. L’objectif, c’est que pour la troisième semaine, tout le monde soit sur un pied d’égalité. C’est pour ça qu’on a sept semaines de préparation cette année.»