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Le suspect jurait s’être repris en main

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Le suspect du double féminicide survenu à Sainte-Sophie s’en était déjà pris à une ancienne conjointe, mais avait juré à un juge qu’il avait repris sa vie en main afin de devenir un actif pour la société.

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« J’ai décidé de changer de voie, parce qu’avec des enfants, on ne peut pas les élever de même », a dit Benjamin Soudin à un juge du palais de justice de Saint-Jérôme, en janvier 2018.

L’homme de 33 ans est soupçonné d’avoir tué son ex-Myriam Dallaire, 28 ans, ainsi que sa belle-mère de 60 ans, Sylvie Bisson.

Selon ce que Le Journal a appris, il n’en est pas à son premier crime commis dans un contexte conjugal.

En 2016, il s’en est pris à une autre ex-conjointe, lors d’une séparation houleuse.

« Grafignée »

« Il y a eu une bousculade, des mots malheureux ont été échangés », avait expliqué son avocat, Me Alain Bellemare, alors que Soudin plaidait coupable.

La femme avait été « grafignée » selon la défense, et avait porté plainte quelques semaines plus tard.

Lors de cette audience, la défense avait assuré que « tout va bien actuellement » pour son client, qui disait vouloir reprendre sa vie en main, surtout après que le juge eut observé que Soudin avait écopé de 52 mois de pénitencier en 2011.

À cette époque, l’accusé avait battu un quinquagénaire à coups de barre de fer avec trois complices, près de Thetford Mines, dans la région de Chaudière-Appalaches.

« Ça s’est replacé et c’est un actif pour la société », avait dit son avocat.

À la suggestion des parties, Soudin a écopé de 150 heures de travaux communautaires et d’une probation de deux ans.


Le premier ministre François Legault a dénoncé la violence envers les femmes mercredi lors d’une conférence de presse. « Ça n’a pas de bon sens qu’en 2021, on vive comme des barbares », a-t-il déploré.