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Projet de réseau structurant de transport en commun: l’étau créé par l’État

Projet de réseau structurant de transport en commun: l’étau créé par l’État
Photo courtoisie, Ville de Québec

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Pour l’heure, il y a de quoi être cynique à propos de la politique. Surtout lorsqu’on pense au projet de réseau structurant de transport en commun (RSTC) annoncé en 2018.  

Projet d’envergure qui permettrait à la ville de se transformer et de la faire entrer au 21e siècle, voilà maintenant qu’on le politise sans gêne et sans égard aux citoyens qui se retrouvent pris dans un étau. 

En réponse à François Bonnardel qui ose demander de revenir à l’essentiel et de desservir les banlieues électorales caquistes, nous lui rappelons que la CAQ s’ingère dans un dossier municipal et est en contradiction avec son propre projet de loi (PL 26) pourtant adopté pour donner à la ville davantage de pouvoir de mise en œuvre. 

Au delà du débat stérile à savoir s’il y a eu entente, officielle ou non, entre l’administration municipale et gouvernementale, il est impératif d’abandonner votre guerre d’égo qui, par les retards qu’elle engendre, pénalise les citoyens et leurs enfants. 

Le projet appartient aux citoyens

Le projet de RSTC appartient d’abord et avant tout aux citoyens de la ville de Québec, pas seulement aux électeurs caquistes. Votre clientélisme insouciant risque de bafouer un projet d’avenir pour la ville et ainsi désintéresser des gens qui, comme nous, souhaitent bâtir la capitale nationale de demain. 

Parce que nous croyons en notre ville et aux citoyens qui y vivent, le Parti québécois de Jean-Lesage demande d’abord de vous responsabiliser en libérant le projet de RSTC de l’enveloppe budgétaire fermée qui risque de le défigurer pour des économies de bout de chandelle. 

Un bureau permanent en transport collectif

Aussi, pour le futur, nous proposons de dépolitiser le transport collectif pour l’ensemble du Québec et de mettre en place un Bureau permanent pour le transport collectif. Celui-ci serait également mandaté d’étudier l’arrivée des véhicules intelligents sur nos routes et de façonner nos communautés de demain. 

Maintenant, permettons-nous quelques mots sur la version actuelle du projet, malgré l’épaisse brume d’incertitude qui l’entoure. 

Inquiétudes dans Lairet

Nous ne sommes pas indifférents devant les inquiétudes exprimées par les citoyens demeurant dans le quartier paisible de Lairet. Ceux-ci craignent une hausse importante du trafic, notamment sur la rue des Chênes, après le passage du tramway qui divisera en deux le quartier par la 1ère avenue. La pollution (air, visuelle et sonore) est préoccupante pour la quiétude des citoyens et la sécurité de leurs enfants. Nous saluons l’initiative des résidents qui ont proposé des alternatives d’atténuation, dont davantage de rues qui pourraient traverser la 1ère avenue, et nous les appuyons. 

Plaidoyer pour D’Estimauville

Évidemment, le RSTC, dans sa mouture actuelle, n’est pas parfait, tout comme notre ville, tantôt empreinte d’un relief gênant pour la mobilité, tantôt trop étendue. 

Nous sommes cependant d’avis que le tracé proposé par l’administration municipale doit être le premier jalon d’un projet évolutif. À cet effet, il est impératif que l’écoquartier D’Estimauville soit desservi par le tramway plus tôt que tard. 

En Europe, le transport en commun est le premier jalon d’un écoquartier. Celui D’Estimauville est appelé à poursuivre son développement dans un secteur en transformation. Le développement du transport en commun ne doit pas se faire à la remorque de ces changements. L’élaboration d’une deuxième phase du tramway vers ce secteur permettrait d’orienter le développement autour du transport collectif. 

En plus des nombreux bureaux installés depuis peu et d’une biopharmaceutique de pointe en construction, le passage d’un transport collectif efficace dans le secteur permettra d’augmenter l’offre résidentielle, de revaloriser le quartier et d’établir une véritable vocation mixte où les différentes générations, enfants, aînés, travailleurs et étudiants, pourront s’y installer. 

Mais d’abord, enterrons la hache de guerre et faisons place à une discussion constructive au bénéfice des citoyens de Québec. Rêvons et dessinons la capitale nationale de demain. 

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