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Écurie Aston Martin: le plus grand rêve de papa Stroll

GP Canada
Photos d'archives, Martin Chevalier Lawrence Stroll et son fils Lance Stroll.

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Lawrence Stroll n’a pas l’habitude de jouer les premiers rôles sur une grande tribune. Au contraire, il fuit les caméras et les journalistes.

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Le milliardaire montréalais, à qui la bannière Aston Martin doit sa relance et son retour en F1 après 60 ans d’absence, n’a cette fois pas refusé de prendre le micro, lors du dévoilement de la nouvelle monoplace, toute de vert vêtue, qui défendra les couleurs du prestigieux constructeur britannique dans la discipline-reine du sport automobile.

Pour celui qui a fait fortune dans l’industrie du textile, l’automobile a toujours occupé une place de choix. Son impressionnante collection de voitures Ferrari est considérée comme l’une des plus importantes du monde.

Un gars de chars !

À une époque pas très lointaine, Stroll s’amusait à défier le sinueux tracé du circuit Mont-Tremblant – un terrain de jeu qu’il a acquis il y a bon nombre d’années – à bord de ces voitures d’exception, dont certaines valent des millions de dollars. Mais c’est avant que la F1 n’occupe une grande partie de son temps.

« J’ai toujours été un gars de chars, a dit Stroll. Mon premier rêve a été d’acheter une écurie de F1 [ce qu’il a fait en août 2018 avec un groupe de partenaires d’affaires en se portant acquéreur de l’équipe Force India]. Mon deuxième était de détenir une part importante dans Aston Martin. » 

Mais au plus profond de lui, son plus grand grand rêve, c’est de faire courir son fils Lance. Et nulle part ailleurs qu’en F1, le summum de la course automobile.

Pilote payant

Il parle de Lance avec fierté, mais hésite à trop élaborer sur le sujet. Pour éviter que fiston soit associé à sa fortune et qu’on lui prête encore aujourd’hui cette réputation de pilote... payant.

Lance, c’est le plus grand rêve de papa, bien avant celui de détenir une équipe de F1. Et tous ceux qui ont cru, à un moment donné l’an dernier, que Lawrence Stroll tasserait son fils de l’écurie pour faire place à Sebastian Vettel ont très mal interprété la situation.

Si jamais Lance quitte l’écurie comme pilote, ce qui va arriver un jour c’est vrai, ce sera la décision du fils, pas du père. Ce dernier a trop investi, temps et argent, pour en arriver là, surtout à un stade si peu avancé de sa carrière. Fiston n’est âgé que de 22 ans.

Comparaisons douteuses

Lawrence est toutefois allé trop loin en début de semaine quand il a affirmé que son fils « avait du sang de champion du monde ». Lance est talentueux, certes, mais avouons sans méchanceté qu’avant d’être comparé aux plus grands, il a encore des croûtes à manger.

Les Max Verstappen, Charles Leclerc et George Russell, pour ne nommer que ces trois-là issus de la même génération, ont plus de chances que Stroll de savourer un titre au cours des prochaines années.

Lance est capable de coups d’éclat, mais aussi de parcours brouillons. Oui, il est né dans une famille fortunée qui lui a facilité son accession à la F1 et qui lui permet aujourd’hui de rouler, s’il le veut, en Aston Martin pour ses déplacements personnels.

Stroll n’a jamais pris un vol commercial de sa vie, le chanceux. Mais peut-on vraiment le critiquer d’avoir trempé dans l’argent à un si bas âge ? Ce n’est quand même pas de sa faute. À lui maintenant de prouver qu’il a toujours sa place au sein de l’élite du sport automobile. 


Un coéquipier emballé : Sebastian Vettel n’a pas caché son enthousiasme à l’idée de défendre les couleurs d’Aston Martin en 2021. « C’est un beau projet, a dit le quadruple champion du monde dont le séjour de six ans avec Ferrari s’est terminé l’an dernier. L’ambiance dans l’équipe est formidable et, avec mon expérience, je serai heureux d’aider Lance. C’est un pilote qui a démontré de belles choses depuis son arrivée en F1, mais il n’a pas fini de grandir. »