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Les répercussions de la pandémie étudiées chez les enseignants

Teacher and children with face mask back at school after covid-19 quarantine and lockdown.
Photo Adobe Stock

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Trois équipes de recherche du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique vont se pencher sur les effets de la pandémie de COVID-19 chez le personnel enseignant, et plus particulièrement sur les répercussions sur leur santé mentale. 

Grâce à un financement fédéral de 2,9 millions $ du Groupe de travail sur l’immunité face à la COVID-19 (GTIC), les chercheurs essayeront d’établir une estimation du nombre d’enseignants et de membres du personnel de l’éducation qui ont été infectés par le virus, mais aussi de ceux souhaitant recevoir le vaccin.

«Bien que le personnel des garderies et des écoles ait été associé à plusieurs cas de COVID-19 à travers le pays, nous n’avons pas encore beaucoup de données sur le nombre d’employés des écoles qui ont eu des infections asymptomatiques, c’est-à-dire qui n’ont pas eu de symptômes, mais qui ont quand même pu transmettre le virus», a ainsi expliqué jeudi dans un communiqué la Dre Cate Hankins, coprésidente du GTIC.

Pour ce faire, des échantillons de sang seront prélevés auprès des participants pour évaluer la présence ou non d’anticorps, pouvant révéler une précédente infection à la COVID-19.

Et afin de mieux connaître les effets de la pandémie, notamment sur la santé mentale, un questionnaire sera fourni pour déterminer les habitudes de protection prises par le personnel enseignant pour limiter la propagation du virus.

«La pandémie a aussi eu des effets négatifs sur ces personnes que les études documenteront. On peut penser au risque d’infection par le SRAS-CoV-2, au fait d’avoir à veiller au respect des mesures sanitaires et aux perturbations sur leur travail et leur lieu de travail», a précisé la Dre Hankins.

Au Québec, les chercheurs de l’Université de Montréal se concentreront plus particulièrement sur les enseignants travaillant dans des écoles et des garderies des secteurs de Beaconsfield, Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord et du Plateau-Mont-Royal.

Cette nouvelle recherche sera d’ailleurs basée sur l’étude EnCORE, qui examine depuis plusieurs mois déjà la propagation du virus chez les élèves montréalais.

«Cette recherche aidera à élaborer des stratégies pour soutenir le bien-être des enseignants et du personnel de garderies», a souligné l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam.