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Nos élus doivent revoir leurs promesses

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Les gouvernements sont au cœur d’une bataille contre la COVID-19 depuis maintenant un an. Un triste anniversaire, qui nous prouve que le monde dans lequel nous vivons a bien changé depuis la première vague.

À la lumière de cette nouvelle réalité, nos élus doivent prendre le temps de repenser leurs promesses électorales afin de voir si celles-ci sont toujours pertinentes dans le contexte d’après-pandémie.

Une démarche utile

Habituellement, les politiciens veulent tenir leurs promesses, mais on sait qu’ils reviennent très souvent sur leur parole. En temps de pandémie, la population va probablement moins leur tenir rigueur s’ils changent leur plan de match.

Dans les faits, ils n’ont pas à revenir sur leurs promesses, ils doivent simplement faire un exercice sur la pertinence de leurs idées dans le contexte de l’après-pandémie.

Quand le premier ministre Legault a profité d’une conférence de presse sur la pandémie pour nous dire que le CAQ tiendra toutes ses promesses électorales, au-delà du malaise de le faire à côté du Dr Arruda, on doit se demander si c’était la bonne chose à faire de garder le cap sans prendre en considération cette nouvelle réalité.

La semaine dernière, il faut croire que le gouvernement caquiste a commencé à faire cet exercice. Sur le dossier de la maternelle à 4 ans, les caquistes ont annoncé un retard de deux ans dans la mise en place de cette promesse électorale. Rappelons-nous que M. Legault a mis son siège en jeu, sur cet enjeu, en campagne électorale.

La population devra s’exprimer

Les partis politiques doivent travailler sur l’après-pandémie et la relance économique dès maintenant. Le fruit de leurs réflexions devra tôt ou tard être soumis à la population.

Car, à l’heure actuelle, autant à Québec qu’à Ottawa, les gouvernements n’ont pas reçu de mandat de la population pour gérer ce qui va se passer quand nous serons enfin vaccinés.