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Le podium dans la mire

Lewis Irving participera à son premier championnat mondial en carrière

À son premier championnat mondial, le Québécois Lewis Irving désire repartir du Kazakhstan avec une médaille au cou.
Photo AFP À son premier championnat mondial, le Québécois Lewis Irving désire repartir du Kazakhstan avec une médaille au cou.

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Fort de deux médailles de bronze depuis le début de la saison de la Coupe du monde, le sauteur Lewis Irving a de grandes ambitions à l’aube du championnat mondial de ski acrobatique, dont le coup d’envoi sera donné, lundi, par l’épreuve des bosses.

Basés à Park City en Utah pendant quatre semaines après la Coupe du monde de Deer Valley du 6 février, Irving et ses potes de l’équipe canadienne ont débarqué à Almaty, au Kazakhstan, jeudi soir, en provenance d’Istanbul.

« Je vise le podium et c’est très possible, a-t-il affirmé. J’occupe le 7e rang actuellement au classement cumulatif de la Coupe du monde, ce qui est bien, mais je devrais être plus haut. À l’exception du Russe Maxim Burov qui est intouchable depuis le début de la saison, comme Mikaël Kingsbury en bosses avec ses cinq victoires en autant d’épreuves, tout est ouvert pour le reste. Au cumulatif, je souhaite terminer dans le Top 5 comme l’an dernier. »

De loin le sauteur le plus expérimenté de l’équipe canadienne et mentor des jeunes qui font leurs débuts en Coupe du monde, Irving vivra néanmoins sa première participation au championnat mondial.

« En 2017, je m’étais blessé à une hanche tout juste avant le mondial, a expliqué l’olympien des Jeux de Pyeongchang de 2018. En 2019, j’étais en réhabilitation après avoir été opéré à ma hanche. C’est donc Miha (Fontaine) notre vétéran au mondial. Il m’avait remplacé dans le concours par équipe en 2019. »

La recrue par excellence sur le circuit en 2016 se dit satisfaite de sa saison jusqu’à présent. « Je suis très content du niveau et de la constance de mes sauts, a-t-il expliqué. Je m’améliore et je suis sur une bonne lancée. Tout se place bien en prévision des sélections pour les Jeux olympiques de 2022. »

Bien placé après les qualifications lors de la dernière Coupe du monde à Deer Valley, le sauteur de 25 ans a connu des ennuis en finale. « J’ai tenté un nouveau saut et je ne l’ai pas réussi en finale. Les conditions étaient difficiles et j’ai raté mon départ. Ce saut, je pense en avoir besoin au mondial cette année tout comme aux Olympiques l’an prochain. C’est le plan de le ressortir au mondial, mais ça va dépendre des pointages. »

S’il aspire au podium, Irving a aussi de bonnes attentes dans l’épreuve par équipe qui sera présentée aux Jeux de 2022 pour la première fois. Chaque équipe est composée de deux hommes et une femme et on retient le résultat de tous les athlètes. « C’est une ambiance complètement différente, a-t-il souligné. On se pousse et on s’aide encore plus. Ça donne un bon spectacle. On vise le podium. »

Irving fera équipe avec Marion Thénault et le deuxième homme reste à déterminer entre Fontaine, Émile Nadeau et Alex Duchaine.

Mentor

Irving joue le rôle de grand frère auprès de ses jeunes coéquipiers qui en sont à leurs premiers pas sur le circuit de la Coupe du monde sans toutefois prendre trop de place. « J’essaie de les aider et de les guider tout en montrant un bon exemple, mais je veux aussi les laisser vivre leur propre expérience, a-t-il mentionné. Je me souviens à ma première saison, tout est nouveau, gros et impressionnant. C’est le fun de côtoyer des jeunes aussi passionnés et aussi motivés. »