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Bombardier: pas de rançon aux cyberpirates

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Bombardier n’a aucunement l’intention de payer la rançon réclamée par des pirates informatiques qui lui ont subtilisé des documents secrets sur deux avions militaires.

« On fait face à des gens qui essaient de faire de l’extorsion, alors non, on n’a pas payé de rançon et on n’en paiera pas. Ça, c’est clair », a déclaré hier le PDG, Éric Martel, en point de presse.

À la fin février, la multinationale a confirmé avoir été victime d’une attaque par l’entremise de l’application de partage de fichiers Accellion FTA. Le groupe occulte Clop a ainsi déversé des dizaines de gigaoctets de documents internes de Bombardier sur le dark web.

Les fichiers contenaient notamment des informations et des illustrations confidentielles portant sur deux avions espions : le GlobalEye de la firme suédoise Saab et le Project Dolphin de la britannique Marshall. Ces appareils sont basés sur le jet d’affaires Global 6000 de Bombardier.

Les pirates ont aussi mis la main sur des données personnelles concernant une centaine de salariés de Bombardier au Costa Rica.

Pas si secret que ça

Hier, M. Martel a soutenu que jusqu’ici, les documents qui sont apparus sur le site des pirates ne sont pas particulièrement sensibles.

« Ce qui a été mis sur le dark web, ce sont des choses qui se trouvaient déjà, souvent, sur l’internet, en grande partie », a-t-il prétendu.

Bombardier a fait appel à des professionnels en cybersécurité et en analyse criminalistique pour en apprendre plus sur l’attaque et sur ses conséquences.

« On est dans une investigation présentement pour comprendre comment on va refermer, resserrer [nos mesures de protection] », a précisé Éric Martel.

Selon les experts retenus par Bombardier, une soixantaine d’autres entreprises auraient été victimes du piratage touchant l’application Accellion FTA.