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Boucler le Grand Nord au plus vite

Dre Marie Rochette est la directrice régionale de santé publique du Nunavik

marie rochette nunavik
Photo courtoisie La dernière année a été la plus exigeante de sa carrière pour la Dre Marie Rochette, mais elle profite de sorties à l’extérieur, en périphérie de Kuujjuaq pour décrocher.

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Même si la région du Nunavik ne compte qu’une quarantaine de cas de COVID-19 depuis un an, le travail de la direction de santé publique n’a pas été de tout repos.

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La région compte une population particulièrement vulnérable au virus et le système de santé ne pouvait pas supporter une large contamination.

La Dre Marie Rochette et son équipe ont donc dû boucler la région et imposer des quarantaines à tous ceux qui doivent voyager.

Un épisode difficile notamment pour la communauté inuite dont plusieurs membres ont de la famille dans la région de Montréal.

RÉDUIRE LES RISQUES

« On a mis en place dès le début de la pandémie tout un ensemble de mesures pour réduire le risque d’introduction de la maladie dans la région. Jusqu’à maintenant, ça semble avoir assez bien fonctionné, parce que depuis le début de la deuxième vague, il y a eu 24 cas qui sont survenus sur le territoire, et ça inclut ceux qui ont été identifiés sur les sites miniers », raconte la directrice de santé publique.

DÉCISIONS « AUTORITAIRES »

« Au tout début, lors de la première vague, ça s’est passé tellement rapidement que beaucoup de décisions ont été prises de façon, je dirais, assez autoritaire, de manière à ce que la région soit protégée rapidement. Il y a toute une série de mesures qui ont déboulé sans qu’on ait vraiment le temps de consulter beaucoup de personnes. On essaie depuis le début de la deuxième vague de consulter plus régulièrement, notamment les maires des 14 communautés », indique-t-elle.

LOIN DE SA FAMILLE

« Je vous dirais dans notre situation plus particulière du Nunavik, ce qui est difficile, c’est le fait de ne plus avoir de voyages aussi fréquents à l’extérieur de la région. Ma famille étant dans ce qu’on appelle le “Sud”, dans le coin de Québec, ça fait en sorte qu’on ne les voit plus aussi souvent. Ç’a quand même un impact important sur nos vies », dit la Dre Rochette.

RAQUETTE ET FAT BIKE

« On est entourés de la nature ici. Donc, pour des amoureux de plein air, c’est fantastique. On a un hiver qui est particulièrement clément et beaucoup de neige. C’est un facteur favorable pour une bonne santé mentale de pouvoir prendre quelques heures pour aller faire de la raquette, du ski de fond, du fat bike », énumère-t-elle.

PETITS-ENFANTS SUR MESSENGER

« J’ai deux petits-enfants, et c’est certainement l’élément que je trouve le plus triste à ce moment-ci. Ça fait plus que quatre mois que je les ai vus autrement que par Messenger. C’est sûr que le fait de les voir plus régulièrement et autrement qu’à l’extérieur, ça va être très bien », conclut la médecin.

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