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Un destin hors de l’ordinaire

<strong><em>Les trois vies de Josef Klein</em><br>Ulla Lenze</strong><br>Aux Éditions JC Lattès<br>360 pages
Photo courtoisie Les trois vies de Josef Klein
Ulla Lenze

Aux Éditions JC Lattès
360 pages

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Né Josef, il sera Joe aux États-Unis, puis José en Amérique du Sud. Trois prénoms pour trois vies différentes, mais qui ont toutes été marquées par la montée d’Hitler au pouvoir. 

Au tout début du roman, il y a cette courte note qui nous apprend qu’il y a déjà eu un vrai Josef Klein, et que l’histoire qui va nous être ici racontée s’inspire un peu de sa vie. Une vie qu’on pourrait du reste tout de suite qualifier d’extraordinaire, puisqu’en plus de nous faire voyager d’un continent à l’autre, elle va nous entraîner rapido presto dans les méandres des services secrets nazis.

Bien avant que la Deuxième Guerre n’éclate, Josef a pourtant quitté l’Allemagne pour les États-Unis, où il parvient tant bien que mal à subsister en distribuant toutes sortes de tracts dans les rues de New York. Mais même en se trouvant à des milliers de kilomètres du Troisième Reich, il n’échappera pas à l’emprise des disciples d’Hitler. Et tout ça à cause d’un simple passe-temps !

Sur la même longueur d’onde

Par plaisir, Josef a assemblé sa propre station radio et chaque fois qu’il en a l’occasion, casque sur la tête, il émet bien au-delà des frontières. Ce qui sera une véritable aubaine pour les pronazis clandestins dont il croisera la route, car ils pourront désormais facilement communiquer en douce avec l’Europe. 

À partir de là, l’existence de Josef se rapprochera drôlement de ce qu’on peut voir dans les films d’espionnage. Parce que même à New York, il y a eu des agents secrets allemands prêts à tout pour voir leur cher Führer régner sur le monde. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce roman, qui nous permet de découvrir plus exactement quel rôle ces hommes de l’ombre ont joué dans l’Histoire.  

À lire aussi cette semaine

L’empire de la poussière

<strong>Francesca Manfredi</strong><br>aux Éditions Robert Laffont<br>216 pages
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Francesca Manfredi
aux Éditions Robert Laffont
216 pages

Dans ce premier roman à l’ambiance assez étrange, on fera la connaissance de Valentina, 12 ans. Laquelle habite avec sa mère et sa grand-mère dans une maison qui n’a, semble-t-il, jamais vraiment porté chance à ses occupants. Mais peut-être en sera-t-il autrement pour Valentina, dont le corps, les intérêts et les aspirations sont en train de changer ? Une histoire à part.  

La moitié du paradis

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James Lee Burke
aux Éditions Rivages
400 pages

Dans sa version d’origine, ce roman a été publié en 1965. Autrement dit, c’est le roman avec lequel le génial James Lee Burke a amorcé sa carrière d’écrivain. Pour mettre les choses en perspective, il ne va créer son célèbre shérif louisianais Dave Robicheaux qu’une vingtaine d’années plus tard. Alors si c’est un auteur qu’on aime, La moitié du paradis est un incontournable.   

200 gros mots pour enrichir votre répertoire

<strong>Catherine Guennec et Jean-Jacques Delattre</strong><br>aux Éditions First<br>176 pages
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Catherine Guennec et Jean-Jacques Delattre
aux Éditions First
176 pages

Le livre idéal pour alimenter les conversations à l’heure des repas. Car même s’ils peuvent être franchement crus ou un brin vulgaires, la plupart des gros mots sont aussi rigolos. Boudin, casse-couilles, ducon, étron, fayot, gugusse, limace, peigne-cul, pignouf, roubignoles... Vivement la prochaine engueulade ! Dans la même collection, 200 mots désuets à remettre au goût du jour vaut aussi le détour. 

On va déguster l’Italie

<strong>François-Régis Gaudry et ses amis</strong><br>aux Éditions Marabout<br>464 pages
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François-Régis Gaudry et ses amis
aux Éditions Marabout
464 pages

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce livre grand format vaut vraiment son pesant d’or. Non seulement parce qu’il doit bien peser dans les 4 kg, mais parce qu’il explique tout ce qu’il y a à savoir sur la cuisine italienne. Dans le temps de le dire, panettone, focaccia, polpette, risotto, gnocchi ou caponata n’auront ainsi plus le moindre secret. Un gros, gros coup de cœur.  

Frissons garantis 

Bienvenue à Gomorrhe

<strong>Tom Chatfield</strong><br>Aux Éditions Hugo<br>480 pages
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Tom Chatfield
Aux Éditions Hugo
480 pages

Ce pavé, on l’a lu parce qu’il avait remporté le prix Douglas Kennedy 2020 du meilleur thriller étranger. Et on ne l’a pas regretté même si, au départ, on n’était pas trop sûr de vouloir s’aventurer dans les profondeurs du Darknet. 

Azi Bello, le héros du livre, est en effet expert en tests d’intrusion. C’est en tout cas la version officielle. Car en vérité, il est surtout pirate. Et doué, avec ça ! Passant l’essentiel de son temps dans l’abri de jardin où il a installé tout son matériel informatique, il adore traquer les méchants néonazis qui se donnent rendez-vous sur le Darknet. 

La face cachée du Web

À 34 ans, Azi ne mène donc pas une vie particulièrement excitante en dehors de son petit abri de jardin. Mais les choses sont sur le point de changer du tout au tout parce que l’une de ses amies pirates a de gros ennuis : depuis qu’elle a réussi à forcer les portes de Gomorrhe, le pire recoin du Darknet, des gens essaient de la tuer. Alors quand elle demandera à Azi de l’aider, la vie de ce dernier ne vaudra plus tellement cher !

Un technothriller dont le début est un peu lourdaud, mais l’ensuite vaut le coup.