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Un nombre de transactions record en février

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Surenchère, surchauffe... Le préfixe « sur » est très utile quand vient le temps de parler d’immobilier ces temps-ci.

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On le sait maintenant, la pandémie, son corollaire, le télétravail, et des taux d’intérêt à un bas historique ont fait exploser la demande pour les maisons.

Plus les données sont compilées, plus on prend la mesure du phénomène. On apprenait par exemple cette semaine qu’à Montréal et surtout dans sa banlieue, le prix médian des maisons a augmenté de 100 000 $ (+ 28 %) de février 2020 à février 2021. 

Experts surpris

Dans la grande région de Québec, les transactions ont atteint un nouveau record en février, avec 1168 ventes, en majorité des maisons unifamiliales. 

Cette hausse soutenue a surpris bien des experts, notamment le PDG sortant de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Evan Siddall. L’institution fédérale avait prédit, en mai dernier, que le prix des maisons baisserait de 9 % à 18 %. 

« À l’époque, les temps étaient incertains et je sentais qu’un avertissement sur le risque de prix de l’immobilier était responsable », a écrit M. Siddall sur Twitter cette semaine. Il a terminé son mea culpa en ajoutant que la SCHL n’a « jamais prétendu avoir une boule de cristal ». 

Du jamais-vu

Au cabinet de notaires Novallier, au sud de Montréal, on ne peut que constater que les maisons se vendent comme des petits pains chauds. 

« En 29 ans de pratique, je n’ai jamais vu ça ! Mes prochains rendez-vous sont pour le 20 avril », lance Me Benoit Prud’Homme, qui ne s’occupe que d’immobilier. Il doit même refuser de servir des clients de longue date, faute de place dans son horaire, dit-il. 

La Chambre des notaires du Québec a d’ailleurs fait une sortie publique récemment pour mettre les acheteurs de maison en garde. L’organisme a remarqué que plusieurs d’entre eux renoncent à l’inspection, au certificat de localisation ou pire encore, à la garantie légale afin de conclure leur transaction.

Me Prud’Homme voit la même chose dans sa pratique. 

« Avant cette année, ceux qui achetaient sans garantie légale payaient moins cher, ce qui n’est plus le cas. Imaginez : les gens paient le plein prix, voire plus, sans garantie. C’est l’effet de la négociation, directement », dit-il.