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Sigourney Weaver: une icône américaine dans un film québécois

Sigourney Weaver
Photo courtoisie, METROPOLE FILMS Sigourney Weaver

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Sigourney Weaver venait de compléter le tournage des deux prochains films de la saga Avatar quand le scénario de Mon année Salinger a atterri sur sa table de travail. Contre toute attente, la célèbre actrice de 71 ans a eu un coup de foudre instantané pour ce projet sorti de nulle part proposé par un cinéaste québécois qu’elle ne connaissait pas, Philippe Falardeau.

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« J’ai tout de suite aimé le scénario de Philippe [Falardeau] et le personnage qu’il m’offrait », a admis Sigourney Weaver dans une entrevue accordée au Journal par visioconférence, en octobre dernier.

« Après avoir tourné dans Avatar 2 et 3, qui a été une expérience très physique où la technologie prenait beaucoup de place, je trouvais cela intéressant d’enchaîner avec un film indépendant comme Mon année Salinger, où on revient à la base de notre travail d’acteur en se concentrant sur notre jeu et sur l’évolution de notre personnage. »

Dans Mon année Salinger (My Salinger Year), une adaptation du roman du même titre de Joanna Rakoff, Sigourney Weaver incarne le personnage de Margaret, une agente littéraire new-yorkaise à fort caractère qui gère la carrière du célèbre auteur J.D. Salinger. Pour l’aider à lire et à répondre au courrier de J.D. Salinger, elle embauchera une jeune assistante (Margaret Qualley) qui rêve elle-même de devenir écrivaine. 

À sa grande surprise, Philippe Falardeau (Monsieur Lazhar, C’est pas moi, je le jure) n’a pas eu à sortir le grand jeu pour convaincre Sigourney Weaver d’accepter l’un des deux rôles principaux de son nouveau film, son troisième tourné en anglais (après The Good Lie et Chuck).

« Je lui avais fait parvenir le scénario du film un peu avant Noël par l’entremise de son agent, et au retour des vacances des Fêtes, j’ai reçu un courriel de celui-ci qui me disait que Sigourney voulait me rencontrer à New York », relate Philippe Falardeau.

« Le jour où je suis allé la rencontrer, j’étais très nerveux ! Je suis arrivé dans le café où le rendez-vous avait été fixé et j’ai dit que j’avais une rencontre avec Sigourney Weaver. Le serveur m’a placé à une table cachée derrière une colonne. Puis, Sigourney est arrivée. J’ai d’abord été surpris par sa grandeur – elle mesure six pieds – puis par le fait qu’elle s’est adressée à moi en français. On a commencé à discuter et après un moment, elle m’a lancé : est-ce que tu m’offres le rôle ? Je n’ai donc même pas eu à la convaincre ! » 

  • Écoutez l'entrevue d'Anaïs Guertain-Lacroix avec le réalisateur Philippe Falardeau sur QUB radio:   

Découvrir Montréal

Sigourney Weaver se dit gênée de l’admettre : elle ne connaissait pas le travail de Falardeau avant de recevoir le scénario de Mon année Salinger. Ce n’est qu’après sa rencontre avec le réalisateur québécois que l’actrice d’Alien et SOS Fantômes a pu visionner certains de ses films précédents.

« Il m’a envoyé une copie de son film Monsieur Lazhar, que j’ai trouvé extraordinaire », indique Sigourney Weaver. 

« En travaillant avec Philippe, j’ai eu la chance de découvrir un réalisateur formidable qui ne fait jamais le même film deux fois. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup retravailler avec lui un jour. Il est très à l’écoute, mais il est très solide en même temps. J’aime être dirigée de cette façon. On a beaucoup travaillé sur l’évolution du personnage de Margaret. Philippe voulait qu’on découvre qu’elle a un cœur malgré son côté autoritaire, mais il ne voulait pas qu’on sente cela au début du film. »

Mon année Salinger a aussi permis à Sigourney Weaver de venir tourner à Montréal pour la première fois de sa carrière. Comme le tournage du film a eu lieu avant l’arrivée de la COVID-19, au printemps 2019, l’actrice a aussi pu visiter la ville et découvrir quelques bons restaurants suggérés notamment par l’acteur québécois Yanic Truesdale, qui joue à ses côtés dans le film.

« J’avais déjà tourné à quelques reprises à Toronto dans le passé, mais jamais à Montréal, souligne l’actrice iconique. J’ai adoré l’expérience. Montréal est une ville formidable. Et ça m’a aussi permis de pratiquer mon français. La plupart des membres de l’équipe de tournage parlaient français et j’ai pu discuter avec eux. C’était très agréable. »


Mon année Salinger, à l’affiche depuis hier. 

Sigourney Weaver en quelques films marquants   

  • Les films de la série Alien (de 1979 à 1997)  
  • SOS Fantômes (1984)  
  • Working Girl (1988)  
  • Gorille dans la brume (1988)  
  • Avatar (2009)