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Continuer d'y croire

RIO-HUGO BARRETTE
Photo Didier Debusschere Hugo Barrette se prépare pour les Jeux de Tokyo en s’entraînant à plein régime.

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Hugo Barrette pratique probablement l’un des sports les plus dangereux aux Jeux d’été : le cyclisme sur piste. On ne peut donc pas dire qu’il frémit quand il est question de la COVID-19, même si c’est un athlète très responsable.

En fait, il arrive à rester serein face à la situation actuelle, même s’il pourrait être privé d’une seconde participation aux Jeux olympiques advenant l’annulation des Jeux de Tokyo.

« Je n’ai pas vraiment réfléchi à la possibilité qu’ils soient annulés ou pas. J’essaie seulement d’être le plus performant possible afin de pouvoir vivre du vélo parce que j’aime mon rythme de vie.

« Oui, c’est excitant, les Olympiques, parce qu’il n’y a rien de plus gros que ça, mais ça ne me mettrait pas en pièces si ça ne fonctionnait pas. J’irai quand même m’entraîner et ça ne serait pas la fin du monde. »

Confiance

Le cycliste de 29 ans originaire des Îles de la Madeleine préfère s’en remettre aux experts et ne pas s’empêtrer dans les détails.

« Je fais confiance aux gens qui sont en position de décider. Je ne suis pas médecin. Si le Canada y va et que le Japon décide de les tenir, il n’y aura pas d’inquiétude à avoir. »

Quant à cette offre étonnante de la Floride de tenir les Jeux advenant l’annulation à Tokyo, il n’y croit pas parce qu’il est convaincu que les Jeux seront présentés dans la capitale japonaise.

« Les plus haut placés du Japon disent que ça va avoir lieu, je n’ai pas de raison de croire qu’il y a quelque chose d’autre qui se trame. 

« À moins d’une nouvelle officielle avec des sources solides, je vais continuer d’y croire. »

Qualifié

N’empêche que Barrette a toutes les raisons de vouloir y aller puisque son sport a déjà terminé les qualifications olympiques. Il a donc déjà son billet pour Tokyo.

« C’est plus compliqué dans d’autres sports où toutes les qualifications n’ont pas encore eu lieu. C’est presque une chance qu’on ait terminé cette saison avant le début de la pandémie. »

En attendant, il ne peut que s’entraîner au vélodrome de Milton, en Ontario, faute de compétitions.

« De mon côté, j’adore ça m’entraîner, alors cette année, ça n’a été que de l’entraînement et ma motivation est au plus haut niveau et peut-être même encore plus parce que j’ai eu plus le temps de m’entraîner. »