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De nouveau accusé, lâché par son parti, le gouverneur de New York écarte une démission

De nouveau accusé, lâché par son parti, le gouverneur de New York écarte une démission
AFP

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Le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, a de nouveau écarté une démission dimanche, après avoir été visé par de nouvelles accusations de harcèlement sexuel et des appels au départ venus de responsables démocrates. 

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En poste depuis dix ans, celui qui fut un symbole du combat contre la pandémie avait déjà été mis en cause par trois femmes, ces dix derniers jours, pour des gestes ou des commentaires déplacés à connotation sexuelle.

Samedi, le Washington Post et le Wall Street Journal ont publié deux nouveaux témoignages, qui relatent des comportements similaires de la part de l’élu de 63 ans. D’autres anciens collaborateurs du gouverneur décrivent un environnement de travail «toxique».

«Je ne vais pas démissionner pour des allégations», a répliqué le sexagénaire lors d’un point de presse téléphonique. En creux, il a contesté la «crédibilité» des accusations dont il fait l’objet.

Mercredi, après la première salve d’allégations, le natif de Queens avait dit «s’excuser profondément» auprès de celles qu’il avait pu blesser, tout en réfutant tout geste déplacé.

Dimanche, la cheffe de file des démocrates, majoritaires, au Sénat de l’État de New York, Andrea Stewart-Cousins, s’est jointe à plusieurs de ses collègues du Parlement local pour appeler Andrew Cuomo à démissionner.

Peu après, son homologue à la Chambre basse, Carl Heastie, est allé dans le même sens, estimant qu’il était «temps pour le gouverneur de se poser sérieusement la question de savoir s’il [pouvait] répondre aux attentes des citoyens de New York» dans ces conditions.

Vendredi, les deux chambres avaient voté le retrait au gouverneur des pouvoirs spéciaux qui lui avaient été délégués l’an dernier pour gérer la pandémie. Le texte doit être ratifié par Andrew Cuomo lui-même. En cas de véto, le Parlement peut passer outre.

«J’ai été élu par le peuple de cet État», a commenté l’intéressé, «pas par des politiciens.»

Outre les accusations de harcèlement, Andrew Cuomo est soupçonné d’avoir volontairement sous-estimé publiquement le nombre de décès du coronavirus dans les maisons de retraite de l’État, qui atteint plus de 13 000.

Une enquête fédérale est en cours pour faire la lumière sur ces accusations.

Figure politique locale jusqu’à l’an dernier, Andrew Cuomo avait acquis un statut de vedette internationale en raison de sa gestion de la pandémie, considérée comme rigoureuse et réactive. Certains voyaient même en lieu un futur candidat présidentiel, mais le principal intéressé réfutait toute ambition nationale.