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Patinage de vitesse courte piste: du pain sur la planche pour l’équipe canadienne

L’entraîneur Sébastien Cros croit au potentiel de sa troupe, mais ne tient rien pour acquis

Sébastien Cros croit au potentiel de ses patineurs, mais il réalise aussi que beaucoup de travail reste à faire avant les Jeux de 2022 à Pékin.
Photo courtoisie, FIS Sébastien Cros croit au potentiel de ses patineurs, mais il réalise aussi que beaucoup de travail reste à faire avant les Jeux de 2022 à Pékin.

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Comptant parmi les puissances de la discipline depuis ses débuts, le Canada peut-il espérer demeurer parmi les meilleures nations de patinage de vitesse courte piste aux Jeux olympiques de Pékin en 2022, à la lumière des résultats du championnat mondial qui a pris fin, dimanche à Dordrecht, aux Pays-Bas ?

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Privé de sa leader Kim Boutin chez les femmes, le Canada a remporté quatre médailles au mondial, dont celle de vice-championne de Courtney Sarault, qui en a récolté trois au total, alors que les pays asiatiques brillaient par leur absence en raison de la pandémie.

« Il n’y a jamais rien d’acquis parce que la concurrence est de plus en plus forte, a mentionné l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, Sébastien Cros. Pour demeurer parmi les meilleures nations, il faut développer plus d’athlètes. Parce qu’il peut se passer n’importe quoi en courte piste, on ne peut pas se fier à seulement un ou deux patineurs pour connaître du succès. »

Cros estime que la matière première est au rendez-vous, mais que la partie est loin d’être jouée. « Il y a du potentiel, mais il y a du travail à faire, a-t-il résumé. Ça ne sera pas facile, mais on peut être là. »

Cros retient du positif autant du côté du vétéran Charles Hamelin que chez les plus jeunes. À 17 ans, Florence Brunelle effectuait ses premiers coups de patin sur la scène internationale avec les seniors, alors que Maxime Laoun participait à son premier mondial avec seulement deux Coupes du monde derrière la cravate.

« Même s’il avance en âge [36 ans], Charles a démontré qu’il était encore là sur le plan physique et technique. Sa victoire sur 1500 m, c’est gros. Sa deuxième journée où ce fut plus difficile n’enlève pas la satisfaction de la première. » Hamelin a conclu les championnats en 6e place au classement cumulatif, lui qui occupait le premier rang au terme de la première journée.

Le potentiel de Brunelle

Quant à Brunelle, elle a été écartée lors des qualifications sur 1000 m et a atteint la demi-finale sur 500 m et 1500 m. « Florence a confirmé le potentiel qu’elle avait démontré chez les juniors, a indiqué l’entraîneur français qui a pris la relève de Frédéric Blackburn de façon officielle en janvier dernier. Elle est passée à deux doigts d’atteindre la finale sur 500 m et 1500 m. C’est positif parce qu’elle a tellement de choses à performer. Elle veut performer tout de suite. Elle aura peu d’opportunités de compétitionner avant les Jeux, mais elle possède une bonne capacité d’apprentissage. »

De retour à la compétition pour la première fois depuis sa sérieuse blessure à une jambe subie le 22 novembre 2019 lors d’une séance d’entraînement, Laoun a pour sa part atteint la finale du 1500 m, où il a terminé en 6e place, avant de chuter aux 500 m quand il a glissé sur un bloc. Sur 1000 m, une collision a ruiné ses chances d’atteindre la finale.

« Il n’a disputé que deux Coupes du monde en carrière et il manque d’expérience de course, a souligné Cros. Il va bénéficier de l’expérience de côtoyer Charles au mondial. Ça va lui apporter beaucoup. »

Retrouver Blackburn

Le séjour aux Pays-Bas a permis à Cros de renouer avec son ancien collègue Blackburn, qui dirige maintenant l’équipe italienne. « On s’est parlé un peu sous notre masque et en respectant les règles de distanciation. Il était sûrement content de nous battre dans les relais, mais ça va nous permettre de prendre notre revanche la prochaine fois. On savait déjà que leurs filles étaient bonnes, mais leurs gars s’en viennent. »

L’équipe canadienne est rentrée à Montréal hier. Une période de quarantaine suivie de quelques semaines de repos est au programme avant le retour sur la glace au début avril en prévision des sélections olympiques du mois d’août.

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