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Gaétan Barrette en colère contre le contrat de Québec.ca

Il estime que l’attribution de ce contrat «dépasse l’entendement»

Gaétan Barrette en colère contre le contrat de Québec.ca
Photo d'archives, Agence QMI

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Le porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) en transformation numérique, Gaétan Barrette, accepte mal que l’on ait octroyé un contrat d’analyse de 150 000$ US du site Québec.ca à une firme étrangère plutôt qu’à des entreprises d’ici.  

• À lire aussi: Le gouvernement préfère une étrangère pour le site Québec.ca

«Le Québec est rendu une boîte en technologies de l’information. On est bons là-dedans, alors de penser qu’il faut aller voir ailleurs pour un travail comme ça, ça dépasse l’entendement», a-t-il dénoncé en entrevue au Journal

Lundi, Le Journal a raconté l’histoire de l’entrepreneure Myriam Jessier, experte certifiée en Google Analytics, qui avait du mal à saisir pourquoi le gouvernement du Québec s’était tourné d’urgence vers des solutions d’analyse étrangères pour son site Québec.ca, alors que la province regorge de talents capables de faire le travail, selon elle.

Or, pour l’ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette, le fait d’aller chercher une entreprise hors Québec (Cardinal Path) pour analyser le trafic du site névralgique Québec.ca est un non-sens parce que la province est un chef de file mondial en intelligence artificielle et dispose d'outils d'analyse poussés. 

«Est-ce que l’on a l’expertise pour aller vite? La réponse, c’est oui», a-t-il tranché, à propos du caractère urgent du contrat octroyé en quatrième vitesse le 20 mars 2020 en pleine pandémie.

D’après lui, le débat dépasse le fait de choisir ou non la plateforme Google Analytics 360 et démontre surtout l’incapacité du gouvernement Legault à favoriser l’expertise québécoise de pointe. 

Un retour d’ascenseur?

Pour Gaétan Barrette, l’histoire de Québec.ca révélé par Le Journal lui rappelle même le contrat de 23 M$ octroyé à Deloitte après qu’un ancien de cette firme fut devenu sous-ministre adjoint. 

«C’est exactement la même dynamique que lorsqu’ils ont fait le contrat de gré à gré avec Deloitte en Santé, qui était un retour d’ascenseur», est-il allé jusqu’à dire. 

Rappelons que, vendredi dernier, le cabinet du premier ministre, François Legault, s’était refusé à tout commentaire quand Le Journal lui avait dit que des entrepreneurs auraient aimé avoir le contrat d’analyse du trafic de 150 000$ US du site Québec.ca octroyé par le ministère du Conseil exécutif.